Procès de l’ex-DG de la BNIG : la mise en liberté d’Alpha Mohamed Kallo rejetée, l’affaire renvoyée au 19 mars prochain


Poursuivis pour des faits de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux en écritures publiques, atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics, complicité et recel, le dossier d’Alpha Mohamed Kallo, Ibrahima Tounkara, Maurice Eugène Alecaut, Afriland First Bank Guinée, la société Ejico Sarl et la société Djoliba Pêche, tous poursuivis devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), a de nouveau été débattu ce mercredi 12 mars devant la chambre de jugement de la CRIEF.

Lors de l’audience, les avocats du prévenu Alpha Mohamed Kallo ont sollicité de la cour la mise en liberté sans condition de leur client, afin qu’il retrouve sa famille, comme les autres prévenus non détenus.
Du côté de la partie civile, un montant de 30 milliards de francs guinéens a été réclamé comme caution pour la mise en liberté du prévenu.

Selon les avocats de la partie civile, la liberté sollicitée pour le prévenu n’est pas un droit. En effet, ils affirment que ce dernier est poursuivi pour le détournement de 75 milliards de francs guinéens et d’autres sommes. « Le montant détourné pourrait atteindre 200 milliards. Donc, le cautionnement de 30 milliards est raisonnable », ont-ils précisé.

Dans sa décision, la cour a rejeté la mise en liberté d’Alpha Mohamed Kallo et a renvoyé le dossier au 19 mars prochain pour la communication des statuts de la société Afriland First Bank, ainsi que la procuration, la comparution de la société Djoliba Pêche, et la désignation d’un avocat pour Maurice Eugène Alecaut.

Mohamed YBNO