MEPU-A : Les acteurs échangent sur l’utilisation de la plateforme de gestion du flux des élèves des classes intermédiaires
Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation a présidé, ce mardi 21 octobre 2025, le lancement des travaux de présentation du rapport d’utilisation de la plateforme de gestion du flux des élèves des classes intermédiaires, ainsi que le lancement officiel des plateformes numériques pour l’année scolaire 2025-2026.
Une initiative portée par le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A), à travers la Direction générale des examens et contrôles scolaires (DGECS).


À cette occasion, le ministre Jean Paul Cedy a souligné que la gestion des flux dans les classes intermédiaires relève principalement de la responsabilité des chefs d’établissement :
« Aujourd’hui, c’est un aboutissement. Mais ce travail est d’abord celui des chefs d’établissement. La gestion des flux dans les classes intermédiaires, c’est leur prérogative. Qu’est-ce qui amène le service des examens à s’y impliquer ? C’est sa volonté de disposer de données fiables pour garantir la qualité des résultats de fin d’année. »

Le directeur de la DGECS est également revenu sur l’importance de cet outil, qui facilitera le suivi des élèves et contribuera à lutter contre la fraude, un frein majeur à l’épanouissement du secteur éducatif.
Selon Mamady 49 Keita, l’objectif de cette initiative est d’améliorer, à l’horizon 2030, la qualité et la fiabilité des données scolaires :
« Force est de constater que, depuis plusieurs années, malgré les sanctions, les prestations de serment et les campagnes de sensibilisation menées auprès des acteurs du système éducatif, les difficultés persistent dans la sécurisation des centres d’examen.
Ces défis se traduisent souvent par des déclassements et des récompenses accordées à des candidats qui ne méritent pas leur position. On observe des pratiques frauduleuses liées à la rédaction et à la diffusion des épreuves, en complicité avec certains acteurs du système. Plus récemment encore, le recours à l’intelligence artificielle à travers des logiciels capables de traiter les épreuves constitue une menace sérieuse pour la crédibilité de nos examens nationaux dans les années à venir.. face à ces défis, la gestion rigoureuse et digitalisée des classes intermédiaires apparaît comme une solution. »

L’atelier, qui réunit les cadres de la DGECS, les chargés d’examens des IRE, DPE/DCE, les directeurs des écoles publiques et privées ainsi que les gestionnaires de bases de données, se tiendra sur deux jours à compter de ce mardi 21 octobre.
Balla Yombouno
