Simandou : “chaque tonne de minerai extraite est une brique dans la construction de notre avenir”
C’est un discours empreint de lucidité, de foi et de gratitude que M. Djiba Diakité, Président du Comité stratégique de Simandou, a livré lors de la cérémonie de lancement du chargement et de l’exportation du minerai de fer de Simandou.
Face aux Chefs d’État, partenaires industriels et invités venus de plusieurs continents, il a rendu hommage au leadership du Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, dont la vision et la rigueur ont permis de transformer un rêve de plusieurs décennies en réalité nationale.
« Il faut faire Simandou pour ne pas que nos enfants viennent nous insulter demain »
Revenant sur la genèse du projet, M. Djiba Diakité a partagé une confidence inédite du Chef de l’État :
« Djiba, il faut faire Simandou pour ne pas que nos enfants viennent nous insulter demain, en préservant les intérêts vitaux des Guinéens, en respectant l’environnement et les standards internationaux concernant l’ensemble des infrastructures. Si vous ne pouvez pas me garantir cela, venez me voir, j’arrête. Je ne suis pas pressé, un autre Président viendra le faire. »

Cette phrase, a-t-il poursuivi, a servi de boussole morale et stratégique à chaque étape du processus. Elle a inspiré non seulement la gouvernance du projet Simandou, mais aussi la conception du Programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040, véritable plan directeur de la transformation nationale.
Dans un passage fort, Djiba Diakité a résumé l’esprit du projet en trois images :
• « Chaque tonne de minerai extraite est une brique dans la construction de notre avenir. »
• « Chaque kilomètre de rails posé est un pas de plus vers notre destinée. »
• « Chaque emploi créé est une lumière d’espoir pour chaque famille guinéenne. »
Avant de préciser la boussole du Comité stratégique : rendre les Guinéens riches par le travail, autour de trois engagements concrets :
- Emploi et compétences – Priorité à l’emploi guinéen, transfert de savoir-faire, développement de filières de formation technique et universitaire, avec notamment la Simandou Academy.
- Contenu local – Ouverture des marchés de travaux et de services aux PME guinéennes, avec des clauses contractuelles favorisant leur intégration durable.
- Territoires et inclusion – Valorisation du chemin de fer multi-usage, au service des passagers, des produits agricoles et du désenclavement régional, pour faire de chaque infrastructure un levier de développement humain.
Au-delà de la prouesse technique, le projet Simandou est une aventure humaine exceptionnelle, a souligné M. Diakité :
« C’est la rencontre des cultures asiatique, nord-américaine, européenne, africaine et océanienne, réunies dans une maison commune : la Compagnie du TransGuinéen (CTG). »
Cette approche repose sur un principe cher au Président Mamadi Doumbouya : le co-développement, un modèle innovant qui met la coopération au service de la souveraineté et du partage équitable des bénéfices.

Les négociations menées sous la direction du Chef de l’État ont permis d’obtenir trois acquis structurants :
- La participation de l’État au capital non seulement des mines, mais aussi des infrastructures (rail, port et aciérie), faisant de la Guinée copropriétaire de ses leviers stratégiques.
- Le droit de décision souveraine : aucune décision structurante ne peut être prise sans l’accord de l’État guinéen, qui exerce sa souveraineté dans la gouvernance et non plus seulement dans le discours.
- Un chemin de fer multi-usages et multi-usagers, conçu pour transporter le minerai, mais aussi les passagers et les marchandises, contribuant ainsi à l’intégration économique nationale.
Porté par la vision du Chef de l’État, le Programme Simandou 2040 s’inscrit sur quinze ans et repose sur cinq piliers stratégiques :
- Agriculture, industrie alimentaire et commerce ;
- Éducation et culture ;
- Infrastructures, transport et technologie ;
- Économie, finance et assurance ;
- Santé et bien-être.
L’objectif est clair : convertir le potentiel minier en développement humain durable, pour démontrer que la « malédiction des ressources » n’est pas une fatalité.
« Simandou doit être pour nous ce que le pétrole a été pour les pays du Golfe », a insisté M. Djiba Diakité.
Le lancement des travaux d’exportation ne marque pas un aboutissement, mais le début d’une discipline collective.
Le Comité stratégique s’engage à assurer une vigilance constante sur :
• Le respect intégral des conventions, notamment sociales et environnementales ;
• La robustesse opérationnelle, pour garantir la fiabilité du rail, du port et de la maintenance ;
• La transparence et le suivi public des retombées locales.
« Ce qui est écrit doit être appliqué. C’est la condition de la confiance et d’un partenariat de long terme », a conclu le Président du Comité stratégique de Simandou.
