Affaire du permis de conduire pour motos : Ousmane Gaoual rassure « Il n’y a pas, pour l’instant, d’opération de sanction ou de punition »
Depuis quelques jours, le sujet de la délivrance des permis de conduire pour les conducteurs de moto fait polémique dans la cité. C’est pourquoi, lors d’une conférence de presse, le ministre porte-parole du gouvernement a apporté d’importantes précisions et tiré la sonnette d’alarme sur la montée inquiétante des accidents de la circulation en Guinée.
« Nous allons ouvrir les centres de formation pour le permis moto. Il faut qu’ils apprennent le code, qu’ils apprennent quelles sont les règles pour obtenir un permis. Chaque propriétaire de moto pourra s’inscrire librement dans ces centres de formation, et cela va démarrer rapidement.
Après, il y aura une période durant laquelle les gens passeront des examens pour avoir leur permis, et plus tard, il y aura l’obligation de le posséder. On ne peut pas dire que demain il y aura un contrôle sur la route où l’on arrêtera ceux qui n’ont pas de permis. Ce n’est pas du tout ce qui est envisagé pour le moment : c’est uniquement la formation pour obtenir le document », a-t-il expliqué.
Pour Ousmane Gaoual Diallo, il est également important que ceux qui conduisent connaissent le code de la route, sachent ce qu’il faut respecter et qu’ils soient formés en conséquence.
« Donc rassurez-vous : ces formations sont ouvertes pour vous et pour tous les citoyens qui souhaitent obtenir le permis. Et il n’y a, pour l’instant, aucune opération de sanction ou de punition pour ceux qui ne le possèdent pas. D’ailleurs, le permis n’est même pas encore disponible physiquement. C’est seulement la formation qui va démarrer », a-t-il rassuré.
Plus de 12 000 accidents par an : “c’est trop”
Par la même occasion, Ousmane Gaoual Diallo a exprimé une profonde inquiétude face aux statistiques alarmantes.
« Plus de 12 000 accidents dans l’année, c’est trop. Nous avons plus de 4 000 personnes aujourd’hui avec un handicap à vie », a-t-il déploré.
Selon lui, la majorité des victimes sont des jeunes. « 60 à 65 % des victimes, c’est la jeunesse. C’est l’avenir de la nation qui disparaît dans ces accidents tragiques », a-t-il alerté.
Mohamed Ybno
