CRIEF : Kassory Fofana absent au procès, l’affaire renvoyée au 29 janvier prochain
Le procès en appel du Dr Ibrahima Kassory Fofana s’est tenu ce jeudi 22 janvier 2025 devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Toutefois, l’ancien Premier ministre sous Alpha Condé a brillé par son absence.
C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé le ministère public dans sa prise de parole, soulignant que, depuis l’ouverture de la procédure, le prévenu n’a jamais accepté de comparaître. Cette situation a motivé le renvoi de l’affaire à huitaine, afin de permettre une citation directe régulière.
Son représentant à l’audience a néanmoins souhaité la poursuite des débats. Ousmane Sanoh a invité la Cour à tirer toutes les conséquences de droit.
À la suite des observations du parquet, Me Almamy Samory Traoré a, de son côté, demandé la parole pour annoncer sa constitution en tant que conseil pour la défense des intérêts du Dr Ibrahima Kassory Fofana. Il a aussitôt sollicité un renvoi.
Pour sa part, Me Pépé Antoine Lamah, conseil de l’État, qui souhaitait passer aux plaidoiries, a déclaré :
« Ce sont eux qui ont interjeté appel. S’ils ne comparaissent pas, renvoyez à huitaine pour permettre aux parties de plaider ce dossier. Monsieur le Président, on ne peut pas prendre la justice en otage. »
Finalement, la Cour a renvoyé le dossier au 29 janvier prochain, à la demande du parquet.
À noter que Kassory Fofana est placé sous mandat de dépôt depuis avril 2022 et qu’il est hospitalisé depuis plusieurs mois dans une clinique de la capitale.
Le 27 février 2025, il a été condamné par la chambre de jugement à cinq (5) ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de deux (2) milliards de francs guinéens. La Cour avait également ordonné la confiscation des fonds du prévenu détenus dans ses différents comptes à la banque Vista Gui, au profit de l’État guinéen.
En outre, il a été condamné au paiement de quinze (15) milliards de francs guinéens à titre principal et de trois (3) milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts au profit de l’État.
