Insalubrité à Sanoyah : le maire inflige une amende aux contrevenants
Face aux tas d’immondices qui jonchent ces derniers temps les bordures de routes, notamment devant les marchés, le maire de la commune urbaine de Sanoyah a pris une décision ferme. Celle-ci vise non seulement les administrateurs de marchés, mais aussi toute personne ou unité industrielle qui orienterait ses canaux d’évacuation d’ordures vers le caniveau principal. Il l’a fait savoir lors d’une rencontre avec les responsables de quartiers et les administrateurs de marchés de la commune.

Pour Aly Manden Massa, les amas d’ordures visibles le long des artères de Sanoyah constituent un acte de sabotage de la part de certains citoyens cherchant à ternir l’image des autorités communales. C’est dans ce cadre qu’il a invité les administrateurs de marchés non encore abonnés à une PME de salubrité à le faire dès maintenant.
« Administrateurs des marchés, notamment celui de 36, nous vous invitons à vous impliquer davantage, et que cela soit la dernière fois. Nous ne voulons plus voir d’ordures étalées sur la chaussée. Les marchés qui n’ont pas encore de contrat avec une PME doivent en désigner une de leur choix et s’entendre sur une base commune. Désormais, je ne veux plus voir d’ordures dans aucun marché ni à leurs abords. Si nous constatons des montagnes d’ordures devant un marché, l’administrateur sera tenu de les enlever par ses propres moyens. Refuser de le faire sera considéré comme un acte de désobéissance et un manque de respect envers les autorités », a-t-il averti.
Selon Aly Manden Mansa Keita, parallèlement à l’opération de déguerpissement des emprises et des encombrants, une autre équipe sera déployée pour sillonner les axes routiers afin de veiller à l’application stricte de cette décision, accompagnée de sanctions financières.
« Toute concession, toute famille ou toute unité industrielle de production qui, volontairement ou par négligence, creuse une portion de terre créant une évacuation vers le caniveau sera sanctionnée. Quelle que soit ta position, tu paieras une amende de 15 millions de francs guinéens et tu t’exposeras à d’autres sanctions pénales », a-t-il martelé.
Il a enfin précisé que cette décision ne relève pas d’une initiative personnelle, mais émane des plus hautes autorités du pays.
Mohamed Ybno
