Déguerpissement à Sanoyah : quand les femmes vendeuses refusent de libérer les emprises

Malgré les multiples sensibilisations des autorités communales demandant aux femmes de libérer les emprises avant l’arrivée des engins, certaines concernées refusent toujours de céder, affirmant ne pas croire à la concrétisation de cette opération.

Déjà ce mercredi, le maire de la commune urbaine de Sanoyah s’est rendu sur le terrain, accompagné d’éléments de la police et de militaires du camp Kwamé Kourouma, pour un dernier avertissement avant l’arrivée des machines.

Ayant compris le message, les détenteurs de boutiques, kiosques, magasins, restaurants, salons de coiffure et ateliers de tapisserie situés le long de l’axe, notamment de Lansanayah à Kountiah, ont libéré l’espace. D’autres sont encore en cours de libération.

En revanche, celles du centre de Sanoyah, notamment les femmes du marché, refusent de libérer les lieux, malgré le fait que certaines avaient déjà été déguerpies mais sont revenues. Il s’agit entre autres des vendeuses de légumes, de condiments, d’articles divers et de fruits.

Malgré ce refus, le maire reste catégorique :
« Elles vont quitter. Vous voyez le soubassement où sont assises les vendeuses de fruits, il doit être plat. Tous les conteneurs doivent disparaître. Aucune femme ne doit rester ici », a-t-il prévenu.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, les machines se trouvaient au niveau de Dabompa et se dirigeaient vers Lansanayah, où le maire et sa suite les attendaient.

Nous y reviendrons

Y B