Accident de Gomboya : le témoignage choquant de la mère des victimes
Comme annoncé dans notre précédent article, un accident de la circulation s’est produit ce mercredi dans le quartier Gomboya, dans la commune urbaine de Manéah causant la mort de deux frères issus d’une même famille.
Quelques heures après le drame, notre rédaction s’est rendue dans la famille endeuillée, au quartier Coronthie, dans la commune de Kaloum.
Sur place, Madame Elisabeth Dupuy, enseignante à l’école primaire de tombo 2, dans la commune de kaloum , est sous le choc après avoir perdu ses deux enfants dans ce tragique accident de la circulation, alors qu’ils se rendaient à Somayah pour aller chercher son médicament.
Il s’agit de Pascal Joseph Doré, 22 ans, diplômé de l’université de Kankan, et de Naby Laye Sylla, 18 ans, élève en 10e année au lycée 28 Septembre de Kaloum.

Selon leur mère, elle avait envoyé ses enfants à Somayah pour aller chercher ses médicaments dans une clinique où elle-même avait été hospitalisée quelques jours auparavant.
« À l’hôpital, j’étais avec le benjamin, Naby. Aujourd’hui, son grand frère Pascal est venu sur sa moto à 6 heures. À son arrivée, il m’a dit : “Maman, on va aller chercher ton médicament.” J’ai dit oui. Il est entré dans la chambre pour réveiller son jeune frère. Ce dernier s’est réveillé. Avant leur départ, je leur ai remis l’ordonnance médicale ainsi qu’un million sept cent mille francs. Ils sont sortis ensemble. J’ai dit : “Que Dieu vous protège. Vous partez sains et saufs, je prie que vous reveniez sains et saufs.” », a-t-elle raconté en sanglots.

Quelques heures après leur départ, elle attendait impatiemment leur retour afin de pouvoir se reposer. Mais malheureusement, son attente s’est transformée en cauchemar :
« Je somnolais sur une chaise en les attendant. Les voisins se moquaient même de moi. Je disais que j’attendais mes enfants parce que je ne voulais pas me coucher sans les voir, et je ne voulais pas non plus qu’ils me réveillent à leur retour, car j’étais malade. Entre-temps, j’ai aperçu des voisins entrer et sortir. Il y avait des pleurs par endroits. Mais comme il y a une malade ici, une voisine dont la fille est malade, je pensais que c’était elle qui était décédée. Cependant, je leur ai dit : “Dites-moi la vérité. Je n’ai pas de nouvelles de mes enfants.” C’est ainsi que l’une d’entre elles a dit : “Pascal et Naby sont morts.” », a-t-elle témoigné.
Mohamed Ybno
