Une femme au perchoir, oui ; mais une femme au profil exceptionnel avant tout
S’il est admis que la présidence de l’Assemblée nationale pourrait revenir à une femme, alors le débat doit porter sur la qualité du profil et non sur le seul critère du genre.
L’Assemblée nationale est la deuxième institution de la République. À ce titre, sa présidence ne peut être confiée qu’à une personnalité dotée d’un parcours exceptionnel, d’une grande expérience, d’une solide culture institutionnelle et d’une parfaite maîtrise des questions législatives et politiques.
La future Présidente de l’Assemblée nationale devra être une femme de caractère, de conviction et de vision. Elle devra faire preuve d’autorité, de rigueur, d’intelligence politique, de charisme et d’une capacité reconnue à conduire les débats, à rassembler les différentes sensibilités et à défendre les intérêts supérieurs de la Nation.
Le peuple guinéen ne réclame pas simplement une femme au perchoir ; il souhaite une femme dont le parcours, les compétences, l’expérience et le leadership inspirent le respect et la confiance. Une femme capable d’incarner la grandeur de l’institution et de contribuer au renforcement de notre démocratie.
La promotion du leadership féminin est une avancée majeure. Mais pour une fonction aussi stratégique que la présidence de l’Assemblée nationale, le mérite, la compétence, l’intégrité et l’expérience doivent demeurer les critères essentiels de choix.
Parmi les femmes dont les noms circulent aujourd’hui pour occuper cette haute fonction figure Dr Makalé Traoré. Son parcours illustre parfaitement le type de profil que beaucoup de citoyens souhaitent voir à la tête de la deuxième institution de la République. Juriste, économiste, ancienne ministre de la Fonction publique, ancienne candidate à l’élection présidentielle, enseignante universitaire et actrice engagée de la vie publique nationale, elle dispose d’une solide expérience de l’État et d’une connaissance approfondie des questions institutionnelles.
Au lendemain de la prise du pouvoir par le CNRD, elle a également joué un rôle important dans les cadres de concertation et de dialogue mis en place pour accompagner la transition. À travers ses prises de position, ses propositions et son engagement en faveur du consensus national, elle a contribué à promouvoir l’apaisement, le dialogue et la recherche de solutions concertées entre les différents acteurs de la vie nationale.
Son parcours, son expérience, sa maîtrise des enjeux de gouvernance, sa capacité d’analyse, son sens de l’État et son engagement constant en faveur du dialogue et du développement national font d’elle l’une des personnalités dont le profil correspond aux exigences d’une fonction aussi élevée. Sans préjuger du choix final, son nom illustre le niveau d’exigence que requiert la présidence de l’Assemblée nationale.
La Guinée dispose de nombreuses femmes de grande valeur. Le défi n’est donc pas de trouver une femme, mais de choisir la meilleure d’entre elles pour présider la deuxième institution de la République avec honneur, compétence, autorité et efficacité.
Plus qu’un symbole, la présidence de l’Assemblée nationale exige une personnalité capable de porter les aspirations du peuple, de garantir la qualité du travail législatif, de préserver l’équilibre institutionnel et de représenter dignement la Nation.
Dans un contexte où la Guinée a besoin de consolider ses acquis en matière de paix, de stabilité et de cohésion nationale, il est important d’écouter les aspirations des Guinéens de tous bords, de toutes sensibilités politiques, de toutes appartenances ethniques, religieuses et sociales. À entendre de nombreux citoyens, Dr Makalé Traoré apparaît aujourd’hui comme l’une des personnalités féminines bénéficiant d’un large respect et d’une réelle capacité de rassemblement.
La future Présidente de l’Assemblée nationale devra être une personnalité capable de dialoguer avec tous les acteurs, de privilégier l’intérêt général et de contribuer au renforcement de l’unité nationale. C’est à cette condition que le perchoir continuera d’être un facteur de stabilité institutionnelle et un pilier de la construction d’une Guinée unie, apaisée et résolument tournée vers l’avenir.
Signé : M.Bangoura le très
Observateur indépendant
