Candidats non-admis au concours du MTFP : Frédéric Doré plaide pour l’intégration à la fonction publique de leurs collègues ayant passé des années en classe

Depuis la proclamation des résultats du concours de recrutement à la fonction publique-session 2024 au Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, certains admis plaident auprès du gouvernement pour accorder une dernière chance à leurs collègues non-admis mais qui ont servi pendant des années.

Dans une interview accordée à notre rédaction, Frédéric Doré, enseignant chargé des cours de communication et de Français à l’école nationale des arts et métiers (ENAM DE COLEAH), a plaidé la cause de ses collègues non-admis, spécialement pour ceux de l’enseignement technique, où le besoin exprimé était de 1971 enseignants.

« Et avant d’aller au concours, il y avait un groupe d’enseignants qui était déjà en situation de classe. D’autres personnes ont déjà passé 10 ans, 8 ans, 5 ans, 6 ans. Moi, personnellement, j’avais déjà fait 6 ans », dit-il, avant de poursuivre : « Alors, nous étions au nombre de 557. Lorsque nous sommes partis pour le concours, après l’examen, il y a eu 337 admis et 220 non-admis. Ces 220 non-admis, je suis le coordinateur national du collectif des enseignants contractuels évoluant dans les écoles d’enseignement technique de Guinée. »

Nous nous battons aujourd’hui afin que ces enseignants contractuels non-admis soient également intégrés dans l’effectif de la fonction publique, puisque ce sont réellement des vaillants enseignants qui ont mis leur savoir aujourd’hui au service du ministère de l’Enseignement Technique. Ils ont formé de nombreux diplômés. Aujourd’hui, lorsque vous vous rendez dans les sociétés minières, à Boké, à Kamsar, vous trouverez nos diplômés sur le terrain, bien rémunérés, alors que le formateur lui-même, marginalisé, continue d’enseigner dans des conditions précaires », explique-t-il.
« Il est toujours en classe avec de la craie, mais n’a pas de conditions favorables. C’est pourquoi nous faisons tout notre possible pour interpeller les autorités du pays, notamment en passant par Mme la ministre de l’enseignement technique, afin qu’elle puisse défendre cette cause lors du conseil des ministres et que le gouvernement jette un regard favorable sur la situation de ces enseignants contractuels non-admis, qui ne sont que 220 », ajoute-t-il.
Il précise : « L’enseignement technique a encore besoin de 933 enseignants. Pourquoi ne pas intégrer ces 220 enseignants dans la fonction publique et organiser un concours pour le reste ? »
Il est important de rappeler qu’au total, lors de ce concours, il y avait 10 928 candidats répartis dans 37 centres, dont 33 à l’intérieur du pays. Bien avant le concours, tous les ministères avaient exprimé des besoins.
Mohamed YBno