Coléah : plusieurs appartements ravagés par un incendie dans une cour commune

Un violent incendie, qui serait provoqué par un court-circuit, a ravagé ce vendredi plusieurs appartements d’une cour commune située à Coléah Lancebougnih, dans la commune de Matam. Le drame s’est déclaré aux environs de 10 heures. Si aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, plusieurs familles se retrouvent aujourd’hui démunies.

Aussitôt, les flammes et la fumée ont alerté tout le voisinage. Les habitants de la cour, rejoints par des riverains, ont tenté de limiter les dégâts en attendant l’arrivée des secours. Les sapeurs-pompiers, dépêchés sur place, ont engagé la lutte contre le feu, mais leurs premières manœuvres ont été compliquées par des difficultés techniques liées au démarrage de la pompe.

Parmi les sinistrés figure l’adjudant-chef Mohamed Fofana, agent des Douanes, dont l’un des appartements a été touché par le sinistre.

À son arrivée, il a découvert une scène de désolation :
« J’étais en déplacement quand on m’a appelé pour m’informer de l’incendie. À mon arrivée, il y avait beaucoup de monde et les gens criaient. Les pompiers étaient déjà sur place, mais ils ont eu des difficultés à démarrer leur pompe. Ils ont d’abord procédé à un refroidissement avant de tenter d’éteindre le feu », a-t-il expliqué.

Malheureusement, le feu avait déjà causé des dégâts irréversibles. Le sinistré dresse un bilan particulièrement lourd des pertes enregistrées :
« Rien n’a pu être sauvé. Tout est parti en fumée : au moins six congélateurs, des matelas, des climatiseurs et plusieurs autres équipements. Il n’y avait même pas de groupe électrogène. »

Très émue, Mahawa Fofana est également revenue sur ce drame qui a laissé sa famille désemparée.

« J’étais chez un ami quand on m’a appelée pour me dire qu’il y avait eu un incendie à la maison. La perte est très, très importante. On a tout perdu. Il y avait des enfants dans la chambre ; heureusement, ma cousine est venue les chercher, sinon ce ne serait pas ce qu’on raconterait aujourd’hui. Il y avait quatre chambres à l’intérieur, deux magasins et des toilettes. À côté, il y avait aussi trois chambres, puis une autre chambre à l’extérieur. C’est un court-circuit. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide, parce que nous ne pouvons rien faire. Nous avons tout perdu, tout a brûlé dans la maison », a-t-elle déploré.

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