CU SANoyah : la police , citoyens et autorités se mobilisent pour ramasser les gravats
Comme annoncé dans le communiqué de la Direction générale de la Police nationale, la police guinéenne, composée des unités des groupements des Compagnies Mobiles d’Intervention et de Sécurité (Golf n°3 et 4), des commissariats centraux de Dabompa, de Dubréka et de Coyah, des unités de la BAC de la zone ainsi que des commissariats spéciaux de la Police routière, s’est fortement mobilisée aux côtés des citoyens et des autorités communales pour participer à une opération de ramassage des gravats sur les sites déguerpis.
Munis de balais, de brouettes et de râteaux, citoyens, autorités et agents des forces de défense et de sécurité ont nettoyé les coins et recoins des zones déguerpies de la commune urbaine de Sanoyah.

L’opération a débuté au niveau du pont, où d’importants tas de gravats ont été dégagés après le passage des engins et s’est poursuivi jusqu’au niveau de l’échangeur.
Pour le colonel Alseny Touré, vice-président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Sanoyah, cette initiative, qui vise à donner une belle image à la commune, constitue un acte citoyen salutaire.
« C’est une journée exceptionnelle. Le Haut commandement de la police, en accord avec Madame la gouverneure, a décidé de consacrer cette journée à l’assainissement du KM36. Il s’agit de ramasser les gravats, mais aussi les tas d’immondices laissés sur les lieux après le départ des occupants. C’est un acte de citoyenneté qui contribue à assainir la ville et à préserver la santé publique, surtout à l’approche de la saison des pluies », a-t-il déclaré.

Rappelant l’importance de maintenir la propreté dans cette zone stratégique, qu’il qualifie de porte d’entrée de la capitale, le responsable communal a mis en garde contre les dépôts anarchiques d’ordures.
« Toute personne prise en flagrant délit de dépôt d’ordures sur la voie publique s’exposera à des sanctions. Chaque ménage doit s’abonner à une PME de collecte pour éviter ces pratiques. L’État fait sa part, il revient aussi aux citoyens de jouer leur rôle », a-t-il averti.
De son côté, Aboubacar Sabari Conté, ancien conseiller communal et mandataire de la GMD à l’élection communale, a rappelé que l’assainissement représente une grande part des responsabilités des collectivités.
« Sur ce point, si la police se mobilise pour nous accompagner, nous devons être en première ligne. C’est pourquoi nous nous sommes fortement mobilisés chefs de quartier, femmes balayeuses pour rendre notre commune propre », a-t-il affirmé.

Prenant part à l’opération, Ibrahima Sory Camara, président du conseil de quartier de Sanoyah-Rails Plateau, s’est fait accompagner de jeunes et de femmes de son quartier.
« Aujourd’hui, nous sommes venus accompagner la police nationale dans le cadre de l’assainissement de notre commune en la débarrassant des gravats après le passage des machines de déguerpissement. En tant qu’autorité locale, ma jeunesse et moi nous nous sommes joints à la police pour rendre la commune propre. Une commune propre permet d’éviter de nombreuses maladies. Plus la ville est propre, plus la population est en bonne santé », a-t-il expliqué.
Pour Elhadj Sidy Barry, secrétaire général de la fédération syndicale du commerce et de la friperie de la commune urbaine de Sanoyah :
« Sans la propreté, il n’y a pas de santé. J’invite les citoyens à ne plus jeter les ordures dans la rue, à s’abonner aux PME de collecte et de ramassage. »
Même appel lancé par Touré Yombé, citoyenne de la commune : « J’invite les femmes du marché et les autres à plus de propreté. Il faut utiliser des sachets pour contenir les déchets plastiques, puis les jeter dans les poubelles ou s’abonner à une PME. Nous demandons également l’appui des autorités ou des bailleurs pour installer des bacs à ordures aux carrefours et dans les zones de forte affluence. »

Présente sur les lieux, Aminata Traoré, une commerçante déguerpie, a également pris part à l’opération. Malgré sa situation, elle se dit satisfaite de l’initiative.
« Je vendais ici et j’ai été déguerpie. Mais puisque l’État en a besoin, nous avons cédé. Aujourd’hui, nous sommes contents de voir que les lieux sont en train d’être assainis. Il n’y a rien de mieux que la propreté », a-t-elle confié.

De son côté, Elhadj Mamadi Kaba , député uninominal de la GMD , a remercié les femmes pour avoir accepté de libérer les emprises et a salué cette initiative pilotée par les forces de défense et de sécurité.

« À notre tour, donnons-nous la main pour que Sanoyah soit propre, aujourd’hui et pour toujours. Après ce déguerpissement, ces espaces seront utilisés dans l’intérêt de tous les citoyens. »
Balla Yombouno
