Éducation : vers une nouvelle grève à partir du 5 janvier


Si rien n’est fait d’ici la reprise des cours, prévue le 5 janvier prochain, le système éducatif guinéen risque d’être paralysé. Réunis en assemblée générale ce lundi, les responsables de l’intersyndicale (SNE–FSPE) ont appelé les enseignants à rester mobilisés et à se tenir prêts pour la suite du mouvement.

L’intersyndicale continue de réclamer au gouvernement le respect intégral de sa plateforme revendicative, notamment l’application du statut particulier de l’éducation, le paiement des primes de transport et de logement, ainsi que l’engagement des enseignants contractuels.

« En réalité, jusqu’ici, le gouvernement fait preuve de mauvaise foi. Nous avons besoin de 19 000 enseignants. Ce n’est pas la mer à boire que de recruter des contractuels qui n’atteignent même pas 6 000, s’il y a une réelle volonté. Chers enseignants, c’est maintenant ou jamais, restons mobilisés. S’il ne cherche pas à régler la situation des enseignants, il n’y aura pas de reprise. C’est maintenant ou jamais. Nous mettons en garde les responsables qui tenteront de nous menacer. Nous défendons l’enseignant avec un grand “E”. Le 5 janvier, nous restons mobilisés. La grève est un droit constitutionnel. Ils ne sont pas prêts à nous mettre dans les conditions nécessaires. Ils veulent que nous restions éternellement dans la mendicité, cela ne se fera pas », a indiqué le camarade Barry.

Face à l’impasse, l’intersyndicale a interpellé le Chef de l’État. « Nous demandons au Président de la République de recevoir les enseignants afin que nous puissions discuter. Nous sommes ouverts aux négociations et à tous les compromis », a déclaré le secrétaire général du SNE.

Tout en affirmant sa disponibilité au dialogue, l’intersyndicale se prépare à toute éventualité en cas de rejet de sa main tendue. Et de conclure : « Soyez donc prêts. Le lundi 5 janvier 2026, venez répondre à l’appel de l’intersyndicale, en espérant que d’ici là le gouvernement saura entendre raison et nous appeler autour de la table pour négocier ce qui peut l’être et permettre aux enfants de poursuivre les cours », a martelé Pépé Michel Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE).