Hommage à Fodé Georges Soumah
Animé par la soif du savoir, Fodé Georges Soumah, vous écoutiez vos proches, vos amis, vos frères et vos collaborateurs de tous bords.
Vous étiez un collaborateur exceptionnel.
Vous étiez d’une générosité proverbiale.
Votre disparition est une perte pour la DCI, celle d’un collaborateur hors pair.
Sentinelle dans l’accomplissement des missions de la présidence, chef Georges Soumah, vous faisiez preuve d’une disponibilité sans faille envers le Président de la République, Monsieur Mamadi Doumbouya.
Homme de parole, vous incarniez le respect d’une coutume ancestrale de votre Kolissokhô, où l’obéissance à celle-ci nourrit la dignité de la lignée.
Souriant en toute circonstance, même intempestivement, chef Georges Soumah, vous mettiez vos proches et collaborateurs dans l’humeur d’un père indulgent. Un comportement empreint de sens et de compréhension. N’aviez-vous pas embrassé cette citation de Laye Camara dans son fameux roman L’Enfant noir : « La tolérance est l’un des facteurs principaux pour mieux vivre dans les sociétés africaines » ? Ceci a été, sans conteste, une observation partagée tout au long de votre passage à la DCI. Une DCI qui ne cessera jamais de vous pleurer dans la vérité et la sincérité. Cette DCI, qui pleure la disparition d’une de ses personnalités importantes, a besoin d’une consolation permanente pour combler ce grand vide.
Fodé Georges Soumah, vous nous quittez. Ce départ involontaire restera un pont dans nos mémoires à travers vos actions menées, vos liens tissés et vos comportements envers vos proches, amis, frères et collaborateurs. Fodé Georges Soumah, cameraman attitré qui a aiguisé ses talents à la RTG sous la houlette de Charles Dasilva et Abdoulaye Georges Cissé, nous fait ses adieux avec une expérience respectable dans ce domaine complexe de la communication, souvent démontrée avec dextérité.
Quant à la famille Soumah de Boffa, dans votre Kolissokhô qui vous a vu naître, la consternation est immense et le regret demeure incessant. Que voulez-vous, chef Georges, si le maître de l’univers décide de votre sort, pouvons-nous l’empêcher ? Sinon nous incliner devant cette décision divine qu’est la mort ?
Un contrat tacite existe entre l’abstrait et l’être humain.
À Dieu, chef Georges Soumah !
Nouhou Cissé, journaliste rédacteur à la DCI.
