Kankan : Le président Mamadi Doumbouya préside la 85ᵉ édition de la Mamaya
Comme annoncé dans nos précédents articles, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, accompagné de son épouse, séjourne depuis quelques jours dans la région de Kankan dans le cadre de la célébration de la fête de Tabaski, mais aussi de la 85ᵉ édition de la Mamaya.
Cette année, l’événement est placé sous le thème « La femme, vecteur de développement social », avec pour ville invitée d’honneur la Basse Guinée. Une initiative de séré Dadia.
C’est à 17h23 que le Chef de l’État a fait son entrée au stade M’Ballou Mady Diakité. Aussitôt arrivé, il a salué les membres du gouvernement, fortement mobilisés dans la loge officielle, avant de lever la main en direction de la foule en signe de salutation.

La Mamaya est un creuset de civilisation… »
Dans son discours, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a rappelé le sens profond de la Mamaya, qui selon lui n’est pas une simple festivité populaire.
« Elle n’est ni folklore ni animation destinée à séduire les regards curieux. La Mamaya est un creuset de civilisation, une école sociale, un code vivant du respect, de l’élégance, de la retenue, de la cohésion et de la dignité.
C’est le langage silencieux d’un peuple qui danse pour ne jamais oublier qui il est.Les pas mesurés, calqués sur les pulsations rythmiques, dessinent un symbole puissant pour le peuple souverain de Guinée : le respect des codes, la sacralisation de la symbolique, la préservation d’un ordre ancestral.
La Mamaya, c’est le poème en mouvement du Manding, transmis avec fierté de génération en génération, invincible face au temps. »

Toujours selon Moussa Moïse Sylla, cette danse historique, aujourd’hui à sa 85ᵉ édition, incarne aussi le raffinement dans la retenue, la beauté dans l’harmonie, la paix dans la lenteur maîtrisée.
« Elle incarne une philosophie de vie, une discipline collective, un modèle social où l’individu s’efface dans la communauté sans jamais y perdre son essence. »
Après ce discours, les festivités ont démarré. Les sérés, tous habillés en tenues en bazin aux motifs Bakha Gbé, ont entamé la danse avec une variété de pas traditionnels. Certains hommes portaient des bâtons qu’ils manipulaient en dansant.





Après avoir assisté aux différentes prestations, le Chef de l’État a quitté le stade M’Ballou Mady Diakité pour regagner sa résidence privée.
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