Kenien : une femme perd 40 millions de GNF dans un incendie
Dans la nuit du vendredi au samedi, un incendie d’origine inconnue a ravagé plusieurs habitations dans le quartier Kénien à Conakry. Selon nos informations, le feu s’est déclaré dans un atelier de menuiserie, avant de se propager aux maisons voisines, réduisant en cendres trois d’entre elles. En quelques minutes, des familles entières se sont retrouvées sans abri, tandis que les pertes matérielles sont estimées à plusieurs dizaines de millions de francs guinéens.
Aux dires des témoins, les flammes se sont étendues se sont vites propagées ne laissant aucune chance aux habitants de sauver leurs biens.
Parmi les victimes, l’artiste chanteur Mohamed Camara, alias Djely Camara, témoin direct du drame, raconte avec émotion.
Tout a commencé à 1h du matin. Il y avait un atelier de menuiserie ici, c’est de là que l’incendie a démarré avant de se propager dans la grande maison. J’ai fait appel aux voisins et aux jeunes du quartier. Nous avons essayé d’éteindre le feu avec de l’eau et du sable, mais c’était trop tard. Le peu d’objets sauvés est sorti complètement brûlé », a-t-il expliqué.
Très touché , l’artiste lance un appel à la solidarité.
« Nous avons tout perdu. Ma cousine a été grièvement brûlée, elle dormait quand le feu s’est déclaré. C’est après avoir cassé la fenêtre que nous avons pu la sauver. Elle est actuellement hospitalisée », a-t-il
Parmi les autres sinistrés figure Hadja Mariame Camara, commerçante, qui dit avoir perdu plus de 40 millions de francs guinéens dans les flammes.
« Tous mes objets de valeur ont pris feu : habits, lits, armoires… Je dormais quand la maison a pris feu, ce sont les cris des voisins qui m’ont réveillée. J’avais prévu voyager pour mes affaires, mes 40 millions sont partis en fumée. Il ne reste que des billets brûlés. Nous n’avons plus rien, aujourd’hui nous dormirons à la belle étoile. Que les autorités nous viennent en aide », a-t-elle souligné.

Sans oublié Aboubacar Demba Camara, menuisier de 36 ans, dont l’atelier serait à l’origine du sinistre.
« Dans mon atelier, il y avait deux lits de quatre places, une armoire, une télévision et plusieurs objets. Tout a pris feu. Cela fait 18 ans que je pratique ce métier, aujourd’hui je ne sais plus où donner de la tête », a-t-il témoigné.
En attendant, les victimes lancent un cri de détresse et appellent à la compassion des autorités et des personnes de bonne volonté pour se reconstruire.
Letengue
