Kindia : les hommes de médias renforcent leurs capacités sur la PRSEAH


Dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan d’Action annuel 2025, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Guinée s’engage à renforcer la sensibilisation et les capacités des acteurs médiatiques en matière de Prévention et Réponse à l’Exploitation, aux Abus et au Harcèlement Sexuels (PRSEAH). D’où l’organisation de l’atelier de Kindia qui regroupe les hommes de médias venus de Conakry et de l’intérieur du pays. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Dr Moussa Soumah , directeur du service national de promotion de la santé au MSHP


Durant deux jours, ces hommes de médias seront outillés sur des thématiques comme la signification des termes exploitation, abus et Harcèlement sexuel, pourquoi la PRSEAH? Justification aux niveaux mondial, l’organisationnel et personnel, politique tolérance zéro de l’OMS, comprendre le genre et la violence basée sur le genre, notification : mécanismes de signalisation, obstacles et meilleures pratiques, etc.


L’objectif principal est de renforcer les compétences des journalistes et agents de communication afin qu’ils assurent une couverture médiatique éthique, proactive et respectueuse des principes de PRSEAH.

Quant aux Objectifs spécifiques, ce projet vise à : 

-Introduire les concepts clés liés à la PRSEAH, promouvoir l’éthique journalistique et la protection des survivant(e)s, 

-Renforcer les compétences en communication de crise en contexte de SEAH, 
-Créer un réseau de journalistes engagés à soutenir les valeurs de tolérance zéro.

Dans son exposé, madame Keita, facilatrice à l’OMS, a expliqué aux médias Pourquoi la PRSEAH à l’OMS ?
En réponse dit-elle, il s’agit de: 
-Protéger les bénéficiaires adultes et les enfants contre toute forme de préjudice causé par l’organisation
-Proteger les membres du personnel contre le harcèlement sexuel
-Velller à ce que chacun puisse falre rapport et faire part de ses préoccupations en toute sécurité

En tant que personnel de l’OMS mention madame Aminata keita,  » Tous les membres du personnel sont tenus de signaler tout incident suspecté d’exploitation et d’abus sexuels ainsi que de harcèlement sexuel.
Nous devons reconnaître que nous détenons un pouvoir sur les individus dans les pays où nous sommes en service et que ce pouvoir peut être aisément détourné pour faire du mal et entraîner des exploitations et des abus sexuels.
Les administrateurs, les responsables, les chefs de bureaux de pays ont tous un rôle supplémentaire à jouer pour créer les systèmes et l’environnement nécessaires à une prévention efficace, à une détection précoce, à une notification en toute sécurité et à un soutien aux victimes et aux survivants. »

De son côté Dr Issiaga Konaté, dans son discours a avant tout , au nom du représentant de l’OMS en République de Guinée, a rappelé aux hommes de médias que cet atelier portant sur la prévention et la réponse à l’exploitation au harcèlement et aux abus sexuels, est un des programmes de l’OMS et de l’ensemble du système des Nations Unies en matière de protection du genre, en matière de protection de la dignité humaine.


« Le présent atelier que nous organisons aujourd’hui, s’inscrit donc dans le cadre du renforcement des capacitésdes professionnels de la communication que vous êtes, afin que vous soyez des relais efficaces auprès de toutes les parties prenantes de l’action humanitaire,à savoir les communautés, les professionnels de santé, les acteurs des ONG, les autorités à tous les niveaux,pour les sensibiliser sur la prévention du harcèlement et de l’exploitation sexuelle.Mais également, au-delà de cette sensibilisation, il s’agit pour vous, professionnels de la communication,de faire en sorte que les communautés qui sont souvent victimes et qui souvent ignorent qu’elles ont des droits sacréspar rapport à ces violences,que ces communautés soient informées de leurs droits pour les amener à s’en approprier et à se protéger contre ces violences. »


Toujours selon Dr Konaté:  » il s’agit donc de faire en sorte que ces communautéssoient informées de leurs droits sacréspour les amener à s’en approprieret à s’en approprier contre toutes formesde harcèlement et d’abus sexuels.Voilà un peu l’objectif de cette rencontre. »


En procédant à la cérémonie d’ouverture des travaux, Dr Moussa Soumah au nom du ministère de la santé et de l’Hygiène Publique a rassuré les médias que le département en fait de cela une priorité.


« Donc, il est très important face à cette thématique, étant tous des professionnels de santé, que nous puissions nous lever en un seul homme, aider la communauté qui, directement, étant victime de cela, pour que nous puissions les amener à comprendre qu’ils ont leurs droits, et qu’ils peuvent demander leurs droits,.peuvent réclamer leurs droits. »
MY