LE 15 SEPTEMBRE 2025, EST UNE DATE MAL CHOISIE…
Cette sortie du Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétique n’a pas fait l’unanimité chez les populations, les enseignants et leurs syndicats. On se demande d’ailleurs les raisons qui ont poussé le département à annoncer une telle mesure. Les motifs donnés pour cela ne tiennent pas la route. Depuis l’indépendance nationale l’école guinéenne a toujours ouvert ses portes le 3 octobre. Et ce calendrier a été hérité du colonialisme qui a étudié les réalités climatiques et culturelles à cet effet.
Lorsqu’on parle de 9 mois à respecter, il faut savoir que du mois d’octobre au mois de juin cela fait 9 mois. La répartition mensuelle des programmes doit tenir compte des congés de Noël et de pâques et de la période des examens de fin d’année. Rien ne prouve que la programmation du 15 septembre permette de combler ce déficit du volume horaire estimé à 900 heures. Non seulement il escamote le congé des enseignants qui profitent des trois mois, pour se reposer et se refaire pour la prochaine année scolaire mais aussi crée un déséquilibre à leur niveau. Sur le plan pécuniaire, il est difficile de venir enseigner les enfants d’autrui lorsque ses propres enfants manquent de tout.
Les conséquences peuvent rejaillirent sur des familles qui ahanent à la recherche du quotidien et auront du mal à se conformer à cette nouvelle situation. Ce qu’il faut redouter c’est la réaction des syndicats qui voient dans cette décision un manque de respect à leur égard. Depuis l’avènement des nouvelles autorités il n’y a pas eu de grève le syndicat se disant respecter le changement et la refondation. Mais cette décision unilatérale du département peut mettre le feu aux poudres.
Avant la rentrée administrative était fixée au 18 septembre, sortir un autre calendrier contraire n’est pas acceptable pour les élèves et leurs parents et également pour les enseignants qui se voient victimes d’une injustice administrative. Pour ne pas être tourné en ridicule, le département doit revoir sa position sinon, l’année scolaire va s’ouvrir sur des perturbations qui risquent de couvrir toute l’année.
F. Condé
