NE FAUT-IL PAS EVITER LES ERREURS DU PASSE ?
Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter dit une sagesse populaire. Les hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé. Les événements qui se passent aujourd’hui rappellent étrangement ceux de 2009. Nous sommes dans la même configuration sociopolitique, ce qui ne rassure pas pour un lendemain certain. André Malraux a dit : « Le passé ne nous fascine pas dans la mesure où il ressemble à notre temps ; ce qui nous fascine, ce sont les formes que l’homme a prises sur la terre et à travers lesquels nous tentons de le connaitre ».
La conscience est un trait d’union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l’avenir. Tous les jours qui passent nous enseignent sur la réalité du monde, qui marche à reculons vers l’avenir, les yeux tournés vers le passé. Malheureusement ce passé semble ne rien nous enseigner tant il y a des hommes de la virulence de Moussa Keita et Idrissa chérif qui ont fait leur renaissance. Ceux qui ont pensé que les leurres du pouvoir sont éternels ont disparu quand la justice s’est saisie du dossier de leur mentor. Le procès des événements du 28 septembre devait pourtant servir de leçon pour ceux qui s’agitent aujourd’hui avec frénésie.
Mais tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute dit Jean de la Fontaine. Ce qui est devenu une ritournelle dans le pays, c’est la profusion des mouvements de soutien qui sont de véritables saignées financières. Mais quand ces mouvements sont faits à dessein pour s’enrichir au nom d’une hypocrisie diffuse, le peuple ne tarde pas à découvrir la réalité.
Les faits et gestes, les actions de développement que le Général Mamadi Doumbouya est en train de poser à travers tout le pays, sont des éléments qui militent aujourd’hui en sa faveur. Le peuple de Guinée est un peuple responsable qui ne souffre d’aucune cécité pour voir et apprécier ce que fait son président. Le peuple admire son pragmatisme et son sens élevé de patriotisme, aucune voix ne saurait ternir son image auprès de ce peuple qui l’adule désormais. Qu’on ne vienne pas troubler par des maladresses langagières ce que la providence a déjà arrangé.
Oui au soutien dans la sincérité et non à la démagogie hypocrite. La seule campagne favorable et efficace pour le Général Mamadi Doumbouya est la continuation des actions de développement, tout le reste ressemble à ce que ce pays a connu par le passé.
Famany Condé
