QUAND LE PASSE D’UN HOMME LE RATTRAPE !

L’ex ministre de la défense et des affaires présidentielles Mohamed Diané a été condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende de 500 milliards de francs guinéens. Un montant pharamineux qui est au prorata des dommages qu’il a causé à l’Etat guinéen. Tous ses biens immobiliers sont mis à la vente aux enchères, des immeubles encore des immeubles et autres choses. On se demande comment un simple professeur de son état peut-il amasser une telle fortune si ce n’est le détournement des biens publics.

Le paradoxe est qu’aucun de ses amis d’enfance, même de nombreux militants du RPG n’ont manifesté la moindre compassion pour lui, tous évoquent son égocentrisme exacerbé. Celui qui se faisait appeler N° 2 a épousé le lucre pour assouvir son dessein mercantile. Ceux qui connaissaient l’homme n’hésitaient pas à payer la caution pour avoir droit à un décret présidentiel. Toutes ses activités de corruption se passaient dans le dos du Pr. Alpha Condé qui le vouait une confiance absolue. C’est grâce à cette confiance du chef de l’Etat qu’il se croyait tout permis. Un seul jour il n’a imaginé que son passé pouvait le rattraper.

Aujourd’hui quoi que l’on dise, la justice divine est implacable, les militants et sympathisants du RPG retiennent de lui un homme mercantile, égocentrique et particulièrement méchant. Humainement il n’a rendu service à personne, tous les services qu’il a rendus étaient moyennant de l’argent. Son cas doit servir de leçon à tous ceux qui exercent une parcelle de pouvoir, ils doivent comprendre que seul le pouvoir de dieu est éternel, tout le reste est éphémère. Mohamed Diané sera dépouillé de tous ses biens mal acquis comme pour dire que : « Les biens de l’Etat sont à lécher et non à croquer, au risque de perdre ses dents »

Celui qui se croyait intouchable est rattrapé par son passé, du fond de sa cellule ses mauvais actes vont défiler devant lui comme sur un écran de télévision « à voir ce que nous fumes sur terre et ce que nous laissons après nous, seul le silence est grand tout le reste est faiblesse » Alfred de Vigny.

Famany Condé