RATOMA : le GFAG lance la phase de délivrance des jugements supplétifs d’actes de naissance
Le Groupement des Femmes d’Affaires de Guinée (GFAG), en partenariat avec la Synergie des femmes d’affaires, entrepreneures et cadres, a procédé ce vendredi 30 mai 2025 au lancement officiel de la phase de délivrance des jugements supplétifs d’actes de naissance. Cette initiative vise à appuyer la commune de Ratoma. La première phase concerne les quartiers Ratoma Centre et Ratoma Dispensaire.






Ce lancement marque également la fin de la formation de 25 jeunes, désormais outillés pour accompagner les populations dans l’établissement des extraits de naissance.
« La procédure est totalement gratuite. »
Pour Hadja Anne Marie Sakho, membre du GFAG, cette action s’inscrit dans l’esprit de la refondation de l’État, prônée par le gouvernement guinéen, sous les directives du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, qui met un accent particulier sur la proximité des services publics et la promotion d’une citoyenneté inclusive.
« La journée d’aujourd’hui est l’aboutissement d’un travail de terrain mené dans les quartiers de Ratoma Centre, Ratoma Dispensaire et Kipé, avec des jeunes formés, des présidents de quartiers et des associations mobilisées pour que l’information parvienne jusqu’aux familles.Nous saluons ici un geste fort : l’état civil se rapproche des citoyens. Il vient au plus près des réalités du terrain, dans un esprit de service, de proximité, et surtout de gratuité. La procédure est totalement gratuite. C’est une avancée importante à souligner.Elle permet à des enfants, des jeunes, des adultes n’ayant pas d’acte de naissance d’obtenir un jugement supplétif, et donc d’avoir une existence administrative reconnue condition essentielle pour accéder à l’école, aux soins de santé et à d’autres droits fondamentaux. »

Une stratégie de proximité pour un impact réel
Interrogé, Amadou Kounia Kamara, officier délégué de l’état civil de la commune urbaine de Ratoma, a expliqué aux médias la stratégie de proximité mise en place pour recenser un maximum de citoyens. Il a précisé que deux registres sont utilisés dans le cadre de ce processus.
« Nous avons toujours eu le souci de rapprocher le service de l’état civil des citoyens. C’est ce qui nous amène ici, à travers cette collaboration entre notre service, le GFAG et la Synergie des femmes de Guinée, afin de recenser les citoyens qui ne sont pas encore enregistrés.Nous avons deux registres : l’un est le registre des jugements supplétifs tenant lieu d’acte de naissance, et l’autre est le registre de transcription. Une fois ces registres renseignés, ils sont transmis à la justice pour signature du jugement supplétif. Ensuite, nous nous chargeons de la signature du registre de transcription. Ces deux documents sont combinés et envoyés aux sites de recensement désignés pour la délivrance des actes de naissance. »

« Une contribution au développement socio-économique du pays »
De son côté, Dr Hadja Fatou Siké Camara, membre du GFAG et de la Synergie des femmes de Guinée, s’est dite très honorée par la présence et l’engagement du président de la délégation spéciale.
« Nous sommes également satisfaites de constater que les femmes et les jeunes sont mobilisés autour de nous, d’autant plus que tout le dispositif mis en place est gratuit. L’accès aux jugements supplétifs et à l’acte de naissance est entièrement gratuit, afin que chacun puisse se faire recenser, exercer ses droits et assumer ses devoirs de citoyen.
Se faire recenser est un acte civil fondamental. C’est une façon pour chacun de contribuer au développement socio-économique de notre cher pays, la Guinée. »

« Ces femmes œuvrent dans la vision du chef de l’État »
En présidant cette cérémonie, le président de la délégation spéciale de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, s’est réjoui de cette initiative du GFAG :
« Ces femmes viennent de créer une dynamique remarquable en organisant, à leurs propres frais, une grande campagne de formation et de renforcement de capacités de 25 jeunes bénévoles de notre collectivité.

Ces jeunes ont ensuite été déployés dans les familles des quartiers ciblés pour sensibiliser et mobiliser les personnes non recensées. Ce ne sont plus les citoyens qu’on invite à venir ce sont les jeunes formés qui vont à leur rencontre.Ces femmes agissent dans la logique et la vision du chef de l’État : rester citoyen, agir citoyen, pour l’intérêt de la République. »
