Présidentielle 2025 : le BL de Faya et ses alliés accusent le camp de Mamadi Doumbouya de « bourrage d’urnes »

Face à la presse ce lundi 29 décembre, au lendemain du scrutin présidentiel, le Bloc libéral (BL) du Dr Faya Millimouno a dénoncé avec la plus grande fermeté de graves irrégularités qui auraient, selon lui, entaché la journée de vote. Il qualifie ces faits de pratiques frauduleuses systématiques, organisées par les autorités administratives, électorales et sécuritaires.

« Contrairement aux principes fondamentaux d’une élection libre, transparente et crédible, ce scrutin a été marqué par des pratiques frauduleuses systématiques, organisées et mises en œuvre par les autorités administratives, électorales et sécuritaires », fustigent le BL et ses alliés.

Le Bloc libéral fonde ces accusations sur des données recueillies sur le terrain. À N’Zérékoré, notamment dans les localités de Gouécké et de Keayeba, le parti dénombre plus de 2 200 électeurs privés de leur droit de vote à la suite de la suppression de bureaux par décision judiciaire. À Conakry, dans la commune de Matoto, plus de 5 000 électeurs du secteur Mamadouba Soumah auraient vu leurs bureaux déplacés vers l’école primaire du collège Bas-Fond. Des irrégularités similaires ont également été signalées à Guéckédou.

« Dans plusieurs localités, des partisans du candidat Mamadi Doumbouya, parfois vêtus de t-shirts à son effigie, se sont introduits ou ont été autorisés à se tenir à proximité immédiate des isoloirs, orientant ainsi le choix des électeurs, en violation flagrante de la liberté et du secret du vote. Le dépouillement des suffrages n’a pas été effectué sur place dans la majorité des bureaux de vote, contrairement aux dispositions légales. Cette pratique illégale a ouvert la voie à une manipulation massive des résultats. Nous avons également constaté un bourrage d’urnes flagrant et généralisé », fulmine la coalition, qui dit aussi relever une modification manifeste des résultats « sous l’influence directe ou indirecte des forces de défense et de sécurité, en violation de leur devoir républicain ».

Estimant que ce scrutin ne reflète en rien la volonté librement exprimée du peuple, le Dr Faya Lansana Millimouno considère qu’il constitue une grave menace pour la paix sociale. Tout en tenant pour responsables les autorités impliquées, il appelle le peuple à rester mobilisé et vigilant, affirmant que « la vérité des urnes doit triompher ».