Le président de la cour suprême : « monsieur le président, la violation du serment peut être sanctionnée. »
Le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement prêté serment ce samedi 17 janvier au stade Général Lansana Conté de Nongo, en présence des membres de la Cour suprême.
Une occasion mise à profit par le président de la Cour pour attirer l’attention du chef de l’État sur la portée et la signification du serment.
Selon lui, « le serment est une promesse solennelle faite devant une autorité, par laquelle une personne s’engage à dire la vérité et à remplir une fonction fidèlement. Le serment confère à la parole une valeur morale, religieuse ou juridique ; c’est pourquoi sa violation peut être sanctionnée.
En prêtant serment aujourd’hui, le président de la République affiche son attachement aux exigences universelles qui fondent l’État de droit, à savoir le respect de la loi, l’équilibre des pouvoirs…
Monsieur le Président de la République élu, le serment prévu à l’article 59 de notre Loi fondamentale fait juridiquement de vous le premier gardien de la Constitution et le dépositaire des aspirations profondes du peuple de Guinée, en vous appelant à respecter et à faire respecter scrupuleusement la Constitution, les lois, les règlements et les décisions de justice.
Monsieur le Président de la République élu, en prêtant serment, vous vous engagez pleinement à ce que l’exercice du pouvoir présidentiel soit constamment encadré par le droit.
Ainsi, en donnant solennellement votre parole de respecter la Constitution, vous vous engagez à promouvoir et à protéger les libertés publiques et les droits fondamentaux. Ce passage est très important, Monsieur le Président de la République élu. La justice sait compter sur vous pour que ces dispositions de la Constitution soient scrupuleusement respectées.«
