Kaloum : le corps d’une femme retrouvé à Boulbinet

Depuis quelque temps, les découvertes de corps se multiplient au débarcadère de Boulbinet. La plus récente remonte à ce mardi 27 janvier, où le corps sans vie d’une jeune femme a été découvert dans l’après-midi. Sur les lieux, il a été constaté qu’elle était couchée sur un amas de filets de pêche, derrière un fumoir de poisson, dans une zone fréquentée et habitée en majorité par des ressortissants sierra-léonais.

Malheureusement, personne n’a affirmé connaître réellement la victime. Un seul prénom revenait néanmoins dans la bouche de quelques riverains : « Oumou ».

Aussitôt alertées, les forces de sécurité se sont déployées sur les lieux. La police de proximité, ainsi que la police technique et scientifique, ont procédé aux premiers constats. Le corps a ensuite été transporté à la morgue de l’hôpital Ignace Deen à bord d’un véhicule des pompes funèbres.

Présent sur les lieux, comme à l’accoutumée, le commissaire divisionnaire N’Diaye Mohamed, responsable de la police technique et scientifique, a livré les premiers éléments de l’enquête :
« Après les constats, il s’est avéré qu’il n’y avait aucune trace de sévices corporels. Toutefois, on a remarqué de la bave au niveau de la bouche, ainsi que des tatouages un peu partout sur le corps. L’observation des lèvres et de la bave laisse penser qu’il s’agit d’une consommatrice de kush. »

Selon les ressortissants sierra-léonais présents sur les lieux, la victime serait l’une des leurs. Toutefois, ils affirment ne connaître que son prénom : Oumou.

« On l’a vue déambuler dans le débarcadère ces derniers jours. Avant cela, elle fréquentait le débarcadère de Teminataye. Il s’agit d’une toxicodépendante », confie le colonel Ndiaye.

Afin d’approfondir les investigations, les autorités ont également pris contact avec les responsables de la communauté sierra-léonaise sur place.
« Nous avons approché les responsables des ressortissants sierra-léonais, notamment Mohamed, qui nous a informés que la dame n’est pas recensée. Ils disposent d’un registre, mais malheureusement elle n’y figure pas. Le procureur a été informé et nous a instruit de transférer le corps à la morgue afin d’engager les procédures administratives. Il s’agira ensuite d’informer l’ambassade de la Sierra Leone pour permettre l’identification de la victime. »

Mohamed Ybno