Insécurité : quatre présumés malfrats mis aux arrêts par les services spéciaux

Dans le cadre de sa mission régalienne de lutte contre le banditisme, le Secrétariat général à la Présidence, chargé des Services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé, a procédé à l’arrestation de quatre individus. Ils sont poursuivis pour vol aggravé, association de malfaiteurs, détention illicite d’arme de guerre, complicité, recel, ainsi que détention et vente de drogue. Ils ont été présentés à la presse ce mardi 17 mars.

Il s’agit de : Ibrahima Kalil Sanoh (alias « Innocent »), Aboubacar Camara (alias « Bouba »), Mohamed Camara (alias « Haké Kanké ») et Ibrahima Sory Kanté.

Dans sa communication, le commissaire divisionnaire de police, le colonel Fromo Soropogui, a rappelé aux médias que leur interpellation a eu lieu à la suite d’une opération menée sous l’autorité du secrétaire général et avec l’approbation du procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Dubréka.

« Le 13 mars 2026, aux environs de 5 heures du matin, les nommés Ibrahima Kalil Sanoh et Aboubacar Camara se sont rendus à Baïlobaïa après une planification effectuée la veille. Ils y ont surpris une jeune femme isolée qui attendait un véhicule pour se rendre à l’intérieur du pays. Avec violence, ils lui ont arraché son sac à main contenant des objets de valeur avant de prendre la fuite en brandissant leurs armes », a expliqué le colonel.

Mais, malheureusement, leur fuite n’a été que de courte durée. Alertés par les cris de la victime, des citoyens se rendant à la mosquée ont pris les suspects en chasse et ont réussi à les maîtriser.

Après leur arrestation, une arme à feu a été saisie sur Aboubacar Camara. Un agent des Services spéciaux, présent à proximité, a ensuite conduit les suspects à la gendarmerie de la T10. La collaboration entre les services a permis l’interpellation de deux autres complices : Mohamed Camara et Ibrahima Sory Kanté.

Par ailleurs, le colonel Soropogui a rappelé que ces faits sont prévus et punis par les articles 374, 20, 848, 784, 100 et 822 du Code pénal. Les prévenus seront traduits devant le parquet compétent.

Interrogé, le principal suspect, Ibrahima Kalil Sanoh, est passé aux aveux en reconnaissant les faits qui lui sont reprochés :
« Oui, je reconnais que l’arme m’appartient, ainsi que la drogue. J’ai obtenu cette arme via mon ami Mohamed Camara. Depuis, j’ai mené trois opérations. Nous n’avons jamais tué ; l’arme servait juste à effrayer les gens pour réussir notre mission. Je regrette mes actes. Quant à la drogue, c’est ce que je consomme avant de partir en opération. »

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