Amadou Oury Bah : « Le baccalauréat n’est pas une épreuve pour éliminer des gens »

Le Premier ministre, chef du Gouvernement, accompagné du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, a officiellement lancé, ce lundi 29 juin, à l’école primaire de Maférinyah Centre 2, les premières épreuves du baccalauréat unique, session 2026.

Avant le lancement des épreuves, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, s’est adressé aux candidats rassemblés dans la cour de l’établissement. Il les a invités au calme et à la sérénité.
« Calmez-vous. Lorsqu’on lance les épreuves, lisez une fois, deux fois, afin de bien comprendre de quoi il s’agit. Il ne faut pas paniquer. Ce qui vous sera proposé est le fruit de ce que vous avez appris durant le cycle terminal. La règle absolue, c’est de travailler en conscience, dans le respect du règlement. Les téléphones, les tentatives de fraude ou tout autre comportement interdit sont à proscrire. Évitez systématiquement de regarder à gauche ou à droite. », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Le plus essentiel, c’est que le baccalauréat est un contrôle du niveau des connaissances. Ce n’est pas une épreuve pour éliminer des gens. Je vous souhaite bonne chance et je suis heureux de constater qu’environ 50 % des candidats sont des jeunes filles. Ce n’est pas une discrimination envers les garçons. Vous savez, lorsque les jeunes filles poursuivent leurs études, c’est toute la famille qui progresse, car, pour la plupart d’entre vous, ce sont vos mamans qui vous surveiller. Elles sont heureuses de vous voir réussir. Donc, pour elles, pour les femmes, continuez à travailler », a-t-il déclaré.

« N’ayez pas peur de l’avenir, car cet avenir est en train de se construire. »

Par ailleurs, le chef du Gouvernement a ajouté :« L’année prochaine, avec le ministre de l’Éducation, nous serons encore plus attentifs à la qualité de ce qui est proposé, ainsi qu’à la satisfaction des parents, des élèves et du corps enseignant quant à la manière dont les choses sont organisées. Nous serons encore plus exigeants, car notre ambition est de renforcer le capital humain, c’est-à-dire de disposer de ressources humaines toujours plus performantes afin de soutenir les ambitions que nous nourrissons pour notre pays, notamment à travers les différents projets du programme Simandou 2040.N’ayez pas peur de l’avenir, car cet avenir est en train de se construire. »

« Je précise que, désormais… il n’y a pas d’échec. »

De son côté, le ministre Alpha Bacar Barry s’est réjoui de la forte mobilisation du Gouvernement de la République de Guinée, sous la conduite du Premier ministre, ainsi que de l’implication du président de la République, qui ont permis d’organiser des examens crédibles, transparents et bien encadrés.

« Nous sommes à pied d’œuvre pour renforcer et améliorer davantage le système. C’est dans ce cadre que nous avons noué un partenariat stratégique avec le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale afin de mettre en place un dispositif logistique efficace pour le transport des épreuves, la surveillance des examens ainsi que l’acheminement des copies vers les centres de correction. Tout cela s’inscrit dans la vision du chef de l’État d’organiser des examens justes et crédibles. Surtout, il ne faut pas faire souffrir inutilement les enfants », a indiqué Alpha Bacar Barry, avant d’apporter cette précision :

« Je précise que, désormais, dans la vision du chef de l’État et du Gouvernement de la République, il n’y a pas d’échec. Quelqu’un peut ne pas être admis à un examen, mais il y a toujours une solution, toujours une orientation qui permet d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés… »

Par ailleurs, un cas de fraude a été enregistré dans un centre d’examen. Un jeune homme a été interpellé alors qu’il s’était présenté pour composer à la place d’un candidat. Il a été mis à la disposition de la gendarmerie avant d’être déféré devant un juge.

YBdepuis Maférinyah.