BEPC à Dixinn : « Il n’y a pas de place pour les fraudeurs dans notre système éducatif», dit Alpha Bacar Barry

Les premières épreuves du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) ont été officiellement lancées ce lundi 22 juin sur l’ensemble du territoire national. Dans la commune de Dixinn, c’est le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle qui a procédé au lancement des épreuves à l’école primaire Dixinn Centre 1, en compagnie de la gouverneure de la ville de Conakry.

« Aucune anomalie remarquée »

Selon Mamadi Konaté, directeur communal de l’Éducation de Dixinn, 2 560 candidats sont inscrits dans ce centre, dont 1 248 filles, répartis en 9 centres : huit (8) centres d’enseignement général et un centre franco-arabe.

« Pour le moment, tout se passe bien. Les enfants composent normalement et aucune anomalie n’a été remarquée. Nous allons sillonner les centres pour voir comment les choses évoluent. Le mot d’ordre est la tolérance zéro, comme l’a dit le ministre, et nous allons appliquer strictement les instructions données », a-t-il déclaré.

Pour Tchapato Barry, inspecteur régional de l’éducation de Conakry, « au niveau de l’inspection régionale de Conakry, nous avons 127 centres d’examen, dont six (6) centres franco-arabes, pour un effectif de 48 504 candidats, dont 24 823 filles. En franco-arabe, nous avons 1 154 candidats dont 400 filles. L’enseignement général et le franco-arabe réunis totalisent 48 558 candidats, dont 25 223 filles au niveau de la région administrative de Conakry ».

Des épreuves sous contrôle

Après avoir lancé les épreuves, le ministre Alpha Bacar Barry a indiqué que son département travaille à mettre en place un système d’évaluation crédible, capable de renforcer la valeur des diplômes guinéens et de faciliter l’accès des élèves aux grandes écoles.

« Nous sommes à pied d’œuvre depuis le matin pour lancer les épreuves, mais aussi pour nous assurer que les moyens logistiques sont en place et que nous restons proactifs afin de corriger tout problème éventuel. Pour l’instant, tout se passe bien. Nous avançons avec confiance et les élèves composent dans de bonnes conditions », a-t-il déclaré.

Mise en garde contre les fraudeurs

Le ministre a également mis en garde contre la fraude :

« Toutes les mesures anti-fraude sont mises en place. Mais nous ne sommes pas les seuls acteurs : il y a aussi les parents d’élèves et les enseignants. C’est le lieu de lancer un appel à tous ceux qui sont dans les groupes WhatsApp ou tentés de faire entrer des téléphones en salle d’examen. Je les en dissuade, car nous disposons de dispositifs permettant de détecter et de sanctionner toute fraude. Il n’y a pas de place pour les fraudeurs dans notre système éducatif », a-t-il averti.

« La facilité n’avance jamais »

De son côté, la gouverneure M’Mahawa Camara a rappelé l’importance de cette étape pour les élèves :

« Nous sommes à une étape cruciale pour les enfants, qui clôture les quatre années du premier cycle. Ils s’apprêtent maintenant à entrer au lycée. Comme l’a dit le ministre, la facilité n’avance jamais. Ils doivent faire preuve de courage et de sérénité pour la prospérité de notre pays, comme le souhaite le président de la République », a-t-elle déclaré.

Chiffres nationaux

Selon le département de tutelle, cette année, 136 639 candidats sont inscrits, dont 73 837 garçons et 62 802 filles. Parmi eux, 46 805 candidats libres prennent part aux épreuves, qui se déroulent du 22 au 27 juin 2026.