Bilan 2025 : les départements de la pêche, de l’habitat et du commerce dressent leurs avancées et difficultés
Dans le cadre de l’évaluation finale des Contrats Annuels de Performance (CAP) par le Premier ministre Amadou Oury Bah, plusieurs ministères ont présenté, ce lundi 24 novembre 2025, leur bilan devant les cadres évaluateurs de la Primature.
Au terme des échanges, les représentants des départements concernés ont apporté des précisions aux médias.
Au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la récupération des domaines spoliés de l’État, Mamadou Saliou Camara, secrétaire général dudit département, a apprécié le processus :
« C’est un travail d’équipe, inclusif et participatif, qui a été abattu et qui nous a permis d’atteindre un taux de 92 %. Ce qui veut dire que, sans nul doute, nous espérons faire partie des meilleurs lors de l’évaluation.
Le département est effectivement confronté à quelques difficultés que nous avons évoquées devant le jury, et ils ont promis de les corriger. Je crois que, dans les meilleurs délais, nous serons rétablis dans nos droits.
Nous sommes en avance. Nous sommes en avance parce que, si vous prenez Sonfonia sur les logements sociaux, nous avons déjà produit 290 logements sociaux. Nous sommes à 90 % du taux d’exécution, et je pense que c’est une note de satisfaction que nous mettons sur la place publique. »

Pour Morlaye Soumah, secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, cet exercice d’évaluation est tout à fait normal :
« Je rappelle qu’il y a eu une auto-évaluation à mi-parcours qui nous a permis de nous assurer de la mise en œuvre des trois objectifs stratégiques définis dans notre lettre de mission, notamment la gouvernance du secteur halieutique, la gestion des infrastructures et la souveraineté maritime. Au terme de cet exercice d’évaluation, nous en sortons avec beaucoup de satisfaction. »

Il a ensuite évoqué les difficultés rencontrées par son département : « En termes de difficultés, nous avons eu des problèmes dans l’exécution de notre budget. Les mesures nécessaires, avec le chef de cabinet et le pôle financier, ont été prises afin que l’année prochaine, ce budget soit exécuté conformément aux engagements du ministère du Budget.
Nous avons également des difficultés en termes de moyens logistiques. Nous en avons tenu compte dans notre étude diagnostique, afin que les problèmes soient posés en termes de renforcement des capacités logistiques et financières, pour que les actions retenues en vue d’atteindre la vision de Son Excellence Monsieur le Président notamment en matière de souveraineté alimentaire, de protection de notre écosystème et de surveillance de nos eaux soient véritablement réalisées. »
De son côté, le chef de cabinet du ministère du Commerce s’est également réjoui de cette évaluation : « Il est ressorti de cette évaluation un score de 98 % pour les objectifs à court terme, ce qui est déjà satisfaisant, quoique nous espérons atteindre la plénitude de nos objectifs avant la fin de l’année. Pour ce qui est de l’évaluation, j’avoue qu’elle a été conduite avec professionnalisme. Nous sommes satisfaits de tout ce qui a été fait aujourd’hui. »

Concernant les actions menées par son département, il a précisé : « Les actions que nous avons réalisées, souvent d’ordre stratégique, comprennent notamment l’opérationnalisation du SIMPRI, le système totalement digitalisé qui nous permet de superviser les prix sur le terrain et d’avoir une idée de l’évolution des prix sur le marché. »
Il confie par ailleurs à la presse qu’avant la fin de la session, la commission d’évaluation leur a adressé des recommandations :
« Entre autres, il s’agit de nous encourager dans la construction de marchés de gros et de détail. Ces recommandations avaient d’ailleurs déjà été formulées dans le rapport d’évaluation à mi-parcours. Il y a également d’autres recommandations sur le plan administratif, notamment l’accélération des signatures des documents législatifs et réglementaires en cours de préparation. »
Mohamed Ybno
