Déguerpissement à Sanoyah : « Soyez rassurés, dans les jours à venir tout sera dégagé », rassure le maire
Face aux polémiques créées autour du déguerpissement dans la commune urbaine de Sanoyah, où le maire est accusé de faire du deux poids, deux mesures, Aly Manden Massa a profité de la première assemblée de la coordination communale de la GMD de Sanoyah, tenue ce dimanche au QG de Lansanaya, pour taper du poing sur la table. Il est resté droit dans ses bottes, affirmant que personne ne sera favorisé et que tout sera déguerpi dans les jours à venir.
À l’entame de ses propos, Aly Manden Keita a tenu à rappeler à la population que, s’ils soutiennent le président Mamadi Doumbouya comme ils l’ont d’ailleurs prouvé ils doivent également accepter ses principes, les lois et les règlements qui régissent la vie de la nation guinéenne.
« Il ne s’agit pas de chanter ni de danser, mais de l’accompagner en acceptant de respecter les lois et principes de la République, ainsi que les décisions des plus hautes autorités. Si nous ne le faisons pas, nous aurons trahi la nation. »
Pour Aly Manden Massa Keita, après l’investiture du président Mamadi Doumbouya, la plus grande décision politique et administrative prise par ce dernier a été d’ordonner, à travers les instances compétentes notamment la Direction générale de la police nationale et le gouvernorat de la ville de Conakry le déguerpissement systématique, sur toute l’étendue du territoire, de tous les encombrants physiques, des voiries publiques et des emprises de l’État.
« Le président dit vouloir voir la capitale propre, comme celle de Kigali, au Rwanda. Lorsqu’il nous confie cette mission, notre devoir est de l’appliquer et de la matérialiser. Dès que j’ai appris cette décision, j’ai convoqué tous les chefs de quartier de Sanoyah ainsi que les administrateurs de marchés afin que des dispositions soient prises pour le respect strict de cette décision. La commune de Sanoyah dispose déjà en interne d’un état-major de choc à cet effet. À l’issue de la réunion, l’état-major s’est immédiatement attelé à la sensibilisation des citoyens concernés afin qu’ils quittent les lieux avant qu’il ne soit trop tard. Mais malgré ces efforts, certains ont résisté. Nous sommes dans une localité très complexe. Ici, dès que l’intérêt de quelqu’un est touché, il cherche à inventer de fausses accusations pour salir l’autre. Ce temps est révolu. Ceux qui ont volontairement libéré les lieux, je les remercie », a-t-il déclaré, avant d’adresser une mise en garde aux récalcitrants.
« Ceux qui refusent encore d’enlever leurs installations, si ce n’est pas fait d’une manière, cela se fera d’une autre. Sanoyah n’est pas une république dans la République de Guinée, c’est une commune de la République de Guinée. Les lois, les principes et les décisions des autorités doivent être respectés. Dans ce cadre, la commune a déjà fait sa part. Nous attendons désormais l’arrivée de la Direction générale de la police nationale et du gouvernorat de Conakry, avec leurs engins, pour racler tous les abords de la route principale, comme cela a été le cas dans les autres communes de Conakry. »
Pour terminer, le maire a rassuré que cette opération ira jusqu’au bout : « C’est une machine déjà en marche qui ne s’arrêtera pas. L’opération a commencé dans les autres communes. Dans les jours à venir, ce sera le tour de Sanoyah, et tout sera dégagé. Soyez rassurés, tout sera dégagé. »
Selon un conseiller communal de Sanoyah, cette opération débutera le lundi prochain et la distance indiquée est de 15 mètres à partir de la canalisation.
YB
