François Bourouno sur la prison de Coronthie : « Il ne s’agit pas de reconstruire une prison à cet emplacement »

Depuis quelques jours, les Guinéens ont constaté le transfert des prisonniers de la Maison centrale de Conakry vers d’autres établissements pénitentiaires de l’intérieur du pays, notamment à Coyah et à Dubréka. Depuis lors, nombreux sont les Guinéens qui s’interrogent sur la future destination de cette maison carcérale, construite en 1933.

Lors d’une rencontre entre les porte-parole du gouvernement et de la présidence avec les médias nationaux et internationaux, le ministre porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, a tenu à apporter des précisions sur le sujet.

« Rappelons d’abord un fait simple : cette prison a été construite en 1933, en pleine période coloniale, pour accueillir environ 300 détenus. Cet endroit se trouve aujourd’hui au cœur du centre administratif, économique et portuaire de notre capitale. Près d’un siècle plus tard, la ville a grandi tout autour d’elle.

Je vais être précis sur cette mesure. Il ne s’agit pas de reconstruire une prison à cet emplacement. Donc, il n’y aura pas de reconstruction d’une prison à cet endroit. Il s’agit de toute autre chose : une décision d’aménagement urbain qui répond à trois exigences.

L’aménagement du territoire, d’abord. Kaloum connaît aujourd’hui une transformation d’ensemble. Vous suivez tout cela avec nous : la rénovation urbaine engagée à Coronthie, la nouvelle cité de la police, la délocalisation du dépôt d’hydrocarbures et la reconquête des espaces publics.

Dans cette recomposition, un établissement pénitentiaire hérité de la colonisation, implanté au milieu du centre des affaires et des institutions de la République, n’a tout simplement plus sa place.

Certains ont voulu y lire autre chose. La réalité est celle d’un choix d’urbanisation modernisé, mûri et assumé au service du peuple de Guinée », a expliqué le ministre, porte-parole du gouvernement.

Balla Yombouno