Général Amara Camara : « La grâce n’est pas possible pour quelqu’un qui est en procédure »
À l’occasion d’une conférence de presse conjointe avec son homologue chargé de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, le porte-parole de la présidence de la République, le général Amara Camara, a été interrogé sur la grâce présidentielle. De nombreux Guinéens s’attendaient notamment à ce que certaines personnalités politiques, dont l’ancien ministre Dr Mohamed Diané, bénéficient de cette mesure.
En réponse, le général Amara Camara a rappelé les conditions dans lesquelles un citoyen peut bénéficier d’une grâce présidentielle, en soulignant que cette prérogative est encadrée par la Constitution et les textes en vigueur.
« La grâce, le pouvoir de grâce, c’est la Constitution de la République de Guinée qui confère ce pouvoir au chef de l’État. C’est à sa seule discrétion. Première chose. Mais pour qu’un citoyen bénéficie de la grâce, il faut que la personne ait été condamnée.
Après la condamnation, il y a toute la procédure de recours. Celui qui a été condamné, s’il n’est pas satisfait de la sentence qui lui a été infligée, fait appel de sa condamnation. Il passe par cette procédure. Ensuite, il passe en cassation, avant que la condamnation ne soit définitive. N’est-ce pas ? Est-ce qu’on se suit jusque-là ?
Mais il y a des détenus qui, dès la première condamnation, décident de ne pas faire appel. La grâce n’est pas possible pour quelqu’un qui est en procédure.
Ce n’est pas possible. Les textes de la République de Guinée ne permettent pas de gracier quelqu’un qui est engagé dans une procédure. Le nom que vous avez cité, Dr Mohamed Diané (NDLR), est encore en procédure.
Je ne vois pas comment vous voudriez que le monsieur qui devrait protéger la Constitution passe à côté du respect de celle-ci en graciant quelqu’un qui est en procédure », a-t-il conclu.
