Litige frontalier entre la Guinée et la Sierra Leone : les 16 militaires libérés reçus par le vice-président à Freetown
Les 16 militaires sierra-léonais interpellés à la frontière alors qu’ils hissaient leur drapeau national sur le territoire guinéen sont rentrés vendredi à Freetown, après leur libération dans la matinée par les autorités de Conakry.
Ils ont été chaleureusement accueillis par le vice-président de la Sierra Leone, Mohammed Juldeh Jalloh, en compagnie du ministre de l’Information et de l’Éducation civique, Chernor Bah. Les militaires et policiers ont ensuite été conviés à un dîner au domicile du vice-président.

Des images largement relayées montrent un repas copieux servi à ces hommes que « la nation sierra-léonaise reste reconnaissante », selon les termes du message officiel.
Ces soldats avaient été arrêtés dimanche dernier après un accrochage qui a tourné à leur désavantage face à l’armée guinéenne. Le lendemain, Freetown a dépêché à Conakry une importante délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Alhaji Timothy Kabbah, afin d’engager des négociations et d’éviter toute escalade autour d’un territoire disputé entre les deux pays depuis plusieurs décennies.
Dans un communiqué, l’état-major général des Armées guinéennes a précisé que : « Le dimanche 22 février 2026, quelques dizaines de militaires sierra-léonais armés ont pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen, dans le district de Koudaya, sous-préfecture de Sandénia, préfecture de Faranah. À cet endroit situé à 1,4 km de la ligne frontalière, précisément aux coordonnées (9°59’04.9”N 11°11’17.6”W), ils ont installé une tente et hissé leur drapeau national. »
Avec plus de 600 km de frontière commune, la Guinée et la Sierra Leone entretiennent une proximité géographique particulière : Freetown demeure la capitale étrangère la plus proche de Conakry.
Mediaguinee
