Lutte contre le paludisme : le CTOEPGUI tient sa première réunion

Dans le cadre de la lutte contre le paludisme en Guinée, les travaux de la première réunion du Comité technique opérationnel d’élimination du paludisme en Guinée (CTOEPGUI) se sont déroulés ce jeudi 10 septembre, dans un complexe hôtelier de la place.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en présence des représentants de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), ainsi que de la Coordination du Programme national de lutte contre le paludisme.

Dans son discours, Dr Aïssata Fofana, coordinatrice du Programme national de lutte contre le paludisme, a rappelé que la Guinée a réalisé d’importants progrès dans la prévention, le diagnostic, la prise en charge des cas, la chimioprévention et la surveillance du paludisme.

« Mais nous devons rester lucides : le paludisme demeure un problème majeur de santé publique.

Les données de surveillance nous rappellent l’ampleur du défi. Rien qu’en juillet 2026, plus de 510 000 cas suspects de paludisme ont été enregistrés dans les formations sanitaires. Plus de 52 % des cas testés étaient positifs et 116 décès liés au paludisme ont été rapportés.

Ces chiffres nous rappellent une chose essentielle : nous ne pouvons pas relâcher nos efforts. »

Selon elle, le CTOEPGUI ne doit pas être « un espace supplémentaire de discussion », mais plutôt « un véritable mécanisme de pilotage, de mobilisation et d’accélération des résultats ».

« Notre rôle sera notamment d’identifier les principaux goulots d’étranglement, de suivre les performances programmatiques et financières, d’identifier les besoins non couverts et les gaps de financement, de suivre les engagements et de contribuer à la mobilisation des ressources nécessaires. », a-t-elle déclaré 

Pour sa part, Antony Okara, représentant de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), a souligné qu’en créant le CTOEPGUI, la Guinée s’est résolument engagée à renforcer la collaboration multisectorielle, à travers le plaidoyer, l’action, la mobilisation des ressources et la redevabilité, afin de soutenir la stratégie nationale de lutte contre le paludisme.

Selon lui, le CTOEPGUI doit désormais créer une véritable synergie, mobiliser des financements supplémentaires, garantir la transparence et insuffler une détermination nationale durable, afin de transformer ces atouts en une meilleure protection pour chaque famille guinéenne.

« ALMA reste pleinement engagée à soutenir le déploiement du CTOEPGUI, ainsi que votre ministère, dans la mise en place de solutions de financement durables et adaptées au contexte national, tout en continuant de faire du paludisme une priorité. »

Il a également invité tous les membres du CTOEPGUI à devenir des acteurs clés de la lutte contre le paludisme dans leurs secteurs respectifs, afin de mobiliser tous les efforts nécessaires à son élimination.

Dans son discours d’ouverture des travaux, Dr Mory Keita a, pour sa part, rappelé que le paludisme demeure la première cause de morbidité dans le pays. Mais derrière chaque chiffre, chaque statistique, se cache un visage : celui d’un enfant qui manque l’école, celui d’une mère qui veille une nuit de plus au chevet d’un proche hospitalisé, ou encore celui d’un champ non cultivé parce que les bras qui devaient travailler sont affaiblis par la fièvre.

C’est pourquoi il a invité les membres du CTOEPGUI à faire de ce comité un véritable instrument d’action, de rigueur et d’innovation au service de cette ambition nationale.

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