MCTA : les cadres des services techniques renforcent leurs capacités en matière de production de données statistiques

Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat (MCTA), à travers la Direction nationale de la culture et du patrimoine historique, en collaboration avec le Programme-cadre d’appui au secteur de la culture (PASEC), a lancé, ce jeudi 22 octobre 2026, un atelier de renforcement des capacités des cadres de ses services techniques sur la production de données statistiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur national de la culture et du patrimoine historique, Aboubacar Sidiki Condé.

Durant deux jours, les participants seront outillés sur les techniques de conception, de production et de diffusion des bulletins et annuaires statistiques. Les travaux porteront notamment sur la présentation des contenus, des différentes étapes et des lignes directrices nécessaires à l’élaboration de ces documents, ainsi que sur la conception de tableaux statistiques adaptés aux différents services du département.

L’objectif principal de cette formation est de renforcer les compétences d’au moins 38 cadres des services techniques du ministère en matière de conception d’outils de collecte, de traitement et de diffusion des données statistiques.

De manière spécifique, cet atelier vise à sensibiliser les participants à l’importance de la production régulière de bulletins et d’annuaires statistiques, à concevoir des supports didactiques, notamment un guide du formateur, et à renforcer les capacités des cadres concernés.

Il s’agira également de produire et de présenter un projet de bulletin trimestriel consacré aux statistiques culturelles et artisanales, ainsi que d’élaborer le projet du premier annuaire statistique du département. Cette dernière activité comprendra notamment la définition des contenus, l’analyse descriptive des données et leur présentation sous forme de tableaux et de graphiques.

Prenant la parole à cette occasion, Mohamed Sylla, directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement (BSD), a insisté sur l’importance des statistiques dans le fonctionnement et la gouvernance du département.

« Déjà, former les gens pour la collecte des données fiables, c’est très important. Ça, c’est la première des choses. La deuxième des choses, pour aider les dirigeants à bien piloter et à bien prendre des décisions, il faut également des données statistiques. Donc, ça a un double intérêt pour le département », a-t-il expliqué.

Selon lui, cette initiative permettra de résoudre plusieurs difficultés auxquelles les services techniques sont confrontés, notamment en matière de collecte et de traitement des informations.

« Quand les cadres sont sensibilisés, ils vont pouvoir collecter des informations fiables. Mais ce qui est important également, c’est de rendre la chose pérenne. Ce n’est pas parce qu’on a commencé ici qu’il faut s’arrêter là, il faut continuer. À chaque fois, ils doivent poursuivre ce travail, travailler encore avec le BSD, parce que le BSD produit ce qu’on appelle l’annuaire statistique », a-t-il souligné.

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Aboubacar Sidiki Condé, directeur national de la culture et du patrimoine historique, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du ministre Moussa Moïse Sylla et dans les orientations définies par le président de la République.

Il a notamment indiqué que le département a été instruit de travailler en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin de renforcer les capacités de ses différents services techniques et de favoriser la production de données statistiques fiables dans les sous-secteurs de la culture.

« En effet, comme vous le savez, aujourd’hui, nul n’ignore l’importance des données statistiques dans les différents domaines d’activités nationales, mais aussi et surtout dans le secteur de la culture. Déjà, avec la vision de Monsieur le Président de la République, la culture est devenue aujourd’hui un secteur porteur de croissance, au-delà de sa vocation naturelle qui est la cohésion nationale », a-t-il déclaré.

Poursuivant son intervention, le directeur national a mis l’accent sur la nécessité de disposer d’informations statistiques fiables pour mieux évaluer la contribution du secteur culturel au développement socio-économique du pays.

« C’est pourquoi, pour soutenir les prises de décision au niveau des autorités, il était important que l’ensemble de nos services puisse être en capacité de remonter des données fiables, des statistiques, pour que nous puissions, au quotidien, produire non seulement des bulletins trimestriels, mais aussi un annuaire fiable, capable de retracer toutes les productions au niveau de nos services culturels. »

Il a également évoqué plusieurs domaines devant faire l’objet d’un suivi statistique régulier, notamment l’organisation des événements culturels, la fréquentation des sites touristiques, des bibliothèques et des musées, la valorisation du patrimoine historique, ainsi que l’implication des acteurs privés et des organisations de la société civile dans le développement du secteur.

Pour Aboubacar Sidiki Condé, la disponibilité de ces informations permettra de mieux mesurer et de démontrer la contribution réelle de la culture à l’économie nationale.

Enfin, se félicitant de la mobilisation des cadres et de la qualité de l’encadrement technique, il s’est dit convaincu que les travaux déboucheront sur des résultats satisfaisants.

« Nous sommes rassurés que le ministère saura prendre les meilleures décisions pour montrer aux autorités nationales qu’effectivement, la culture contribue non seulement à la production de richesses, mais aussi à la création d’emplois », a-t-il conclu.