Violences contre Me Traoré : » Le gouvernement condamne avec fermeté ce qui s’est passé. »
Depuis l’enlèvement et la torture de l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, Maître Mohamed Traoré, il y a quelques jours, c’est la toute première réaction du gouvernement guinéen en particulier le premier ministre Amadou Oury Bah, dans le JT de la a télévision nationale.
Dans cette interview avec le présentateur, le chef du gouvernement a fermement condamné ces actes perpétrés dans la nuit du 20 au 21 juin 2025 à Conakry contre Me Mohamed Traoré par un groupe d’individus non identifiés. » l’ensemble des membres du gouvernement aussi bien le président de la République sont profondément attristés et condamne avec fermeté les actes de violences qui ont été portées sur la personne de Me Mohamed Traoré «
Le Premier ministre estime qu’au-delà de la violence violence physique et psychologique à l’encontre d’un citoyen, mais aussi d’atteinte grave à l’image même de la République.
« C’est la République qui a été dans une large mesure poignardée . Parce que des actes de ce genre ont pour objet de ternir l’image de la République de Guinée, de ses autorités et principalement celle du président de la République sur la scène nationale et internationale .
De son point vu il faut que les choses soient très claire, nous sommes affectés aussi bien que Me Traoré par rapport aux épreuves qu’il a dû subir. «
Le Premier ministre a rappelé que le gouvernement de transition, dirigé par le Général Mamadi Doumbouya, s’est engagé sur une voie de réconciliation, de justice et de dialogue national.
« Ce genre d’actes, perpétrés par des nostalgiques d’une période révolue, sont une menace directe à notre trajectoire de paix….. Le gouvernement condamne avec fermeté ce qui s’est passé. Il n’y a pas de place pour la violence dans la Guinée que nous voulons construire. La République ne peut pas être prise en otage par ceux qui refusent d’évoluer », a conclu le Premier ministre.
L’on se rappelle qu’en réaction à ces violences, le Barreau de Guinée a pris des mesures fortes. Les avocats ont décidé de suspendre leur participation à toutes les audiences judiciaires pendant deux semaines, en guise de protestation. Ils exigent des autorités qu’elles prennent leurs responsabilités et fassent toute la lumière sur cette affaire.
Le Premier ministre a, de son côté, tenté d’appeler à l’apaisement, tout en critiquant la réaction du Barreau.
« Avant d’engager des résolutions extrêmes, il faut user de tous les recours possibles. Ils n’ont pas user de tius ces recours. Je pense que parfois, sous l’effet de la colère et de la frustration, on peut adopter des positions que l’on regrette plus tard », a-t-il exprimé.
Il a toutefois exprimé l’espoir d’un retour rapide au dialogue et au respect des règles démocratiques.
« Le respect des règles de convivialité et la recherche d’apaisement doivent guider tous les acteurs. La Guinée doit définitivement tourner la page de la culture de violence », a-t-il affirmé.
A rappeler qu’à ce jour, aucune arrestation n’a encore été annoncée dans le cadre de cette affaire, mais la pression monte sur les autorités pour faire la lumière sur l’identité des agresseurs de Me Mohamed Traoré, figure emblématique du barreau guinéen et voix critique des abus de pouvoir.
MY
