Éducation : les enseignants contractuels de la région de Conakry demandent leur intégration à la fonction publique
Les enseignants contractuels de la région de Conakry ont battu le pavé ce mardi 27 octobre 2026, devant le siège du SLECG pour demander à l’Etat le respect du protocole d’accord du 3 janvier 2026 par un concours pratique dans les salles de classe ceci par leur intégration à la fonction publique.
Après le récent concours d’intégration à la fonction publique de 4500 enseignants,les enseignants contractuels de la région de Conakry par la voix de leur coordinateur disent pas être pris en compte

« la situation de Conakry n’a pas été prise en compte. Donc, jusqu’à présent, Conakry attend son concours pratique de classe. Parce que c’est ce qui a été signé dans le protocole d’accord le 3 janvier 2026 entre l’intersyndicale de l’éducation guinéenne et le gouvernement. À date, jusqu’à présent, ce qui a été dit n’a pas été respecté concernant la situation de Conakry. », déclare Mohamed Saoudou Sylla (Coordinateur des enseignants contractuels de la région de Conakry)
Selon lui, dans ce protocole d’accord il a été signifié que « Il a été dit que les enseignants contractuels de Conakry seront évalués en pratique de classe, donc ils seront prioritaires à l’engagement. Chose qui n’a pas été faite jusqu’à présent, parce que vous avez tous suivi le concours passé, 4304 des enseignants communaux ont été retenus. Les statistiques ont été données même par le ministre en charge de la modernisation de l’administration et de la fonction publique. 4535 personnes ont été introduites dans le fichier de fugas ont reçu les les messages, les PV, etc. ´ils ont été déclarés admis. »
Concernant la situation de Conakry dit rien n’a été fait « Mais ce qui doit rester clair, on informe l’opinion nationale et internationale que rien n’a été fait concernant la situation de Conakry et on ne compte pas baisser les bras. Nous allons nous battre jusqu’à ce que nous aussi nos situations soient régularisées. Car Conakry aussi est une partie intégrante de la Guinée. Conakry, ce sont les enfants, les fils de ce pays aussi qui servent à Conakry. Ceci là ne doit pas être rejeté comme une poubelle, ne doit pas être jeté comme des ordures, raison pour laquelle on s’est mobilisé ici aujourd’hui pour informer l’opinion nationale et internationale que les enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry n’ont pas été du tout pris en compte. Leur situation n’a pas été prise en compte, ça a été rejeté. Donc on interpelle l’État par rapport à la situation de Conakry »
Toujours selon lui : « Le respect du protocole d’accord, ce n’est pas un péché. Le protocole d’accord a été signé en disant que nous serons prioritaires à l’engagement. Qui peut me dire le chiffre de des enseignants contractuels de Conakry ? Personne. »

« on ne va pas baisser les bras devant l’injustice. »
Ces 2000 enseignants contractuels de la zone de Conakry promettent d’aller jusqu’au bout jusqu’à la satisfaction de leurs revendications
« Nous sommes les enfants de ce pays, nous servons ce pays-là et nous allons continuer à le servir, mais on ne va pas se laisser faire, on ne va pas baisser les bras devant l’injustice. Si toutefois, ils ont fini avec la situation de l’intérieur, on doit faire face à la situation de Conakry comme cela a été acté, cela a été signé par les responsables. Quand on signe quelque chose, on doit se sacrifier, on doit tout pour respecter cette chose-là. Voilà. »
À la question de savoir s’ils vont bouder les salles de classes dans les jours à venir, le coordinateur des enseignants contractuels de la zone de Conakry répond
« Pour le moment, nous sommes en train de réfléchir à des stratégies par rapport à donner les cours dans les écoles, parce qu’il arrive un moment, il faut prendre les décisions. Après ici, nous allons nous retrouver pour prendre une décision par rapport à cette décision qui sera envoyée aux différents médias par rapport à donner et à ne pas donner les cours dans les écoles publiques. La coordination des enseignants contractuels va se retrouver en réunion pour décider de cette situation . »
Mohamed Ybno
