Évaluation 2025 : le Ministère de l’Enseignement Pré-universitaire, de l’Enseignement Supérieur soulignent des avancées et des défis
L’évaluation des départements ministériels s’est poursuivie dans la soirée de ce lundi au Palais de la Colombe. Les ministères de l’Enseignement Préuniversitaire et de l’Alphabétisation, ainsi que celui de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, ont présenté les avancées majeures et les difficultés rencontrées dans leurs départements respectifs.
À la sortie de cette évaluation, le docteur Conté Facinet, secrétaire général du ministère en charge de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, s’est tout d’abord réjoui de son passage devant le comité d’évaluation.
« Nous sortons de cette évaluation avec un sentiment de satisfaction, parce que les retours des cadres de la Primature qui nous ont évalués montrent que nous avons su répondre aux attentes de la commission. Nous leur avons assuré que nous prendrons en compte leurs observations et que, très rapidement, ils recevront la dernière version de notre rapport d’évaluation. »
Cependant, il a également évoqué les défis auxquels son département est confronté :
« Sur le plan financier, nous avons des problèmes de décaissement pour réaliser les activités prévues dans notre plan d’action opérationnel. »
Les réalisations annoncées
« Nous avons pu actualiser les textes de l’Enseignement supérieur.
Nous avons établi de nouveaux règlements pour encadrer les études au niveau supérieur.
Nous avons mis en place une plateforme unique de documentation pour faciliter l’accès aux ouvrages aux apprenants.
Nous avons recruté des enseignants-chercheurs, guinéens et non-guinéens, afin d’améliorer le taux d’encadrement dans nos institutions.
Nous avons réalisé plusieurs infrastructures et mis à disposition des équipements nécessaires à l’apprentissage au sein des institutions d’enseignement supérieur.
Nous enregistrons un taux de réalisation de 70 % des activités. Ce taux sera, bien entendu, amélioré, car certaines activités menées entre août et aujourd’hui n’ont pas encore été intégrées dans le rapport. »
Avant de conclure :
« Les échanges avec les cadres de la Primature ont notamment porté sur la nécessité d’intégrer rapidement ces activités, ce qui influencera positivement le taux global de réalisation au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur. »
Avancées au ministère de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation
Au ministère de l’Enseignement Préuniversitaire et de l’Alphabétisation, plusieurs actions ont également été menées, notamment :
- le projet “Collectivité des écoles” couvrant 2 200 établissements ;
- la construction de plus de 500 écoles préscolaires en partenariat avec la Banque mondiale ;
- le recrutement de plus de 12 000 enseignants pour réduire le déficit dans le secteur.

Selon Abass Camara, chef de cabinet du ministère, cette évaluation a d’abord permis de faire ressortir les défis majeurs liés à l’éducation de base.
« Il existe trois sous-secteurs dans l’éducation, mais nous nous concentrons sur notre champ d’intervention, qui est l’Enseignement pré universitaire. Nous avons présenté les défis majeurs, les résultats obtenus ainsi que les perspectives. Le plus important pour nous, c’est que notre rapport d’exécution a été jugé globalement satisfaisant, avec un taux de réalisation de 82 %. Toutes les recommandations de la Primature et de la Présidence ont été exécutées à 100 %. »

Des difficultés persistent malgré les progrès
Le chef de cabinet a toutefois souligné plusieurs obstacles persistants :un déficit d’enseignants qualifiés ;des contraintes budgétaires importantes ;la pénibilité du métier d’enseignant, dont le statut particulier est toujours en cours de signature.
Et selon lui: « La principale difficulté demeure le déficit d’enseignants, mais aussi la baisse continue de la qualité de la formation. Le métier d’enseignant n’est pas attractif. C’est pourquoi le statut particulier des enseignants est essentiel pour revaloriser cette profession. Une autre difficulté majeure est l’insuffisance des moyens financiers mis à la disposition du ministère. Il est crucial que le pôle financier du gouvernement comprenne qu’il faut augmenter significativement les ressources, non seulement pour construire des écoles, mais aussi pour améliorer les conditions de travail des enseignants et des élèves. »
Mohamed Ybno
