Incendie à Sonfonia Gare : trois boutiques et deux chambres réduites en cendres, plus de 200 millions GNF de pertes
Un incendie d’origine électrique s’est déclaré ce lundi 18 mai 2026 à Sonfonia, dans la haute banlieue de Conakry, réduisant en cendres trois boutiques et une concession familiale, et causant des pertes estimées à plus de 200 millions de francs guinéens.
Selon les témoignages des victimes, le feu s’est déclaré aux environs de 2 heures du matin, provoquant d’importants dégâts matériels. Mamadou Chérif Diallo, l’une des victimes du sinistre, affirme avoir tout perdu dans l’incendie:« C’est à 2 heures qu’on m’a appelé pour m’informer de ce drame. Trois boutiques ont été gravement touchées. Deux appartiennent à mes voisins. La maison du propriétaire aussi a pris feu. D’ailleurs, je ne sais pas d’où vient le feu. »
Ousmane Traoré a également subi d’importantes pertes : « Dans la nuit du dimanche à lundi, vers 1 heure du matin, un passant nous a réveillés pour nous informer qu’il y avait le feu dans une boutique au bord de la route. Immédiatement, nous avons alerté ma sœur, qui m’a à son tour réveillé. Je suis venu en courant pour constater les faits. Mais j’ai trouvé que l’incendie avait déjà pris une grande ampleur sur le bâtiment. J’ai alors sollicité les sapeurs-pompiers, qui sont aussitôt intervenus. »
Il poursuit : « Le départ du feu s’est produit dans la boutique de M. Chérif, la quatrième boutique. Nous ne savons pas exactement ce qui s’est passé, mais il s’agirait d’un court-circuit. Comme vous pouvez le constater, le matériel est éparpillé un peu partout et le bâtiment est complètement détruit. Deux chambres ont été entièrement brûlées. Même une aiguille n’a pu être sauvée. Je ne peux pas évaluer les dégâts, c’est énorme. Le salon était entièrement équipé et presque tout est parti en fumée. »
Un autre commerçant, Mamadou Billo Diallo, était quant à lui absent des lieux au moment du drame. Alerté en pleine nuit alors qu’il se trouvait à Coyah, il dit avoir immédiatement tenté d’organiser une intervention : « c’est vers 2 heures que j’ai été appelé, me disaient que notre boutique avait pris feu à Sonfonia gare. Donc, j’ai appelé la personne encore pour lui dire, est-ce que tu n’as pas le numéro d’un sapeur-pompier ? Il m’a dit on va tout faire pour avoir ça. Il a tenté, donc finalement, il a retrouvé le numéro d’un sapeur-pompier. Il a appelé les gens là, ils sont venus. Donc, moi, j’ai quitté Coyah pour être là. Je suis venu, j’ai trouvé les pompiers sur ma boutique en train d’éteindre le feu sur ma boutique. »

S’il déplore les pertes enregistrées, il reconnaît toutefois l’efficacité de l’intervention des sapeurs-pompiers, qui a permis d’éviter une propagation encore plus grave. Les dégâts restent néanmoins considérables, estimés selon lui à environ 200 millions de francs guinéens : « les pompiers ont très bien travaillé pour limiter les dégâts. À mon niveau, la perte enregistrée fait 200.000.000 GNF. C’était une boutique d’alimentation générale. »
Au-delà du choc, les sinistrés lancent un appel unanime aux autorités pour un soutien d’urgence, mais aussi pour une solution durable aux problèmes d’instabilité électrique souvent pointés du doigt : « si l’État peut nous venir au secours, ce serait la meilleure chose. Parce que moi-même, j’y ai échappé de justesse. Parce qu’avec ces coupures intensives-là, la lumière s’en va et puis ça revivolte vers vous. D’un coup, ça vient à 280 volts des fois. Sur le poteau, on a eu deux onduleurs partis en feu. Donc, si l’État peut prendre des solutions pour ça, vraiment, ça va soulager la population. Parce qu’on lâche la lumière à des heures tardives avec une intensité forte. »
Balla Yombouno
