Interdiction de la production et de la commercialisation des plastiques à usage unique: Ibrahima Sory Condé interpelle le nouveau ministre du commerce
À Monsieur le Ministre de l’Industrie et du Commerce Aboubacar Kourouma.
Monsieur le Ministre, votre arriver à la tête de ce département a été d’une grande surprise pour nous après le départ de la Ministre Djami Diallo avec qui on était en conclave pour voir un allègement sur la situation de l’interdiction de la production et de la commercialisation des plastiques à usage unique afin que nous puissions à nouveau orienter nos plans d’actions.
Avec rejouissance et bienveillance de votre arriver, nous avions espérer une suite favorable. Malheureusement pour nous, depuis votre installation à la tête de ce département, vous vous êtes fait pour priorité majeure l’arrestation de la production et de la commercialisation des plastiques à usage unique en Guinée qui a été décidé par le décret D/2024/0172/PRG/CNRD relevant de la présidence de la république et qui doit rentrer en vigueur à partir du Dimanche 20 Septembre 2026
D’ailleurs c’est à cette occasion, vous avez passé une visite ce Jeudi 30 Juillet avec les conservateurs de la nature qui vous a permis de visionner l’interpellation d’un nombre important de plastiques confectionnés par les fournisseurs à savoir : L’entreprise TOPAZ, SOFAMER et SPACSPLATE.
Monsieur le Ministre, il est important de vous rappeler que cet anarchanement contre toutes ces industries de production et de commercialisation des plastiques à usage unique constitue la vulgarisation d’un déséliquilibre économique.
Pour cause, ces industries de production et de commercialisation des plastiques à usage unique sont celles qui sont beaucoup plus proliférés sur le territoire guinéen et emploient aujourd’hui la majeures parties de la couche juvenille qui les permettent de bien prendre soin d’eux et de leurs familles respectives.
Au delà de la consécration de l’emploi, c’est à travers ces industries que la population guinéenne se ravitaille en eau potable aujourd’hui dans les ménages, les marchés, les kiosques, les boutiques, les voitures, les écoles et tout endroit consacré à des retrouvailles publiques.
J’ai l’honneur de vous rappeler le processus qui s’est déroulé en Côte d’ivoire annonçant l’interdiction de toute production des plastiques à usage unique en 2013, ce pays s’est décidé très prochainement l’inclusion de celle des plastiques à eau potable en 2016.
Au Cameroun : L’État a pris l’initiative d’interdire la production et la commercialisation des plastiques à usage unique en 2014, avec la nécessité des unités industrielles évoluant dans ce secteur, le Cameroun a eu du mal à mettre en oeuvre cette interdiction et a décidé de nouveau à travailler avec les acteurs tout en adoptant des solutions innovantes.
Au Malawi : l’Etat a annoncé l’interdiction de la production et de la commercialisation des plastiques à usage unique en 2015, mais la haute autorité judiciaire a annulé cette interdiction l’année suivante à cause de l’opposition de nombreuses unités industrielles malgré qu’elle soit de nouveau introduite.
À l’île Maurice : l’Etat a promulguée l’interdiction de la production et de la commercialisation des plastiques à usage unique en 2015, cependant, en 2016 interdiction a été aussi allégé.
En République Démocratique du Congo : Cette bataille reste un défis à cause d’une opposition des unités industrielles de productions et de commercialisations des plastiques à usage unique.
En Guinée, nous devons faire pareille, en priviligéant le dialogue, l’entente avec les acteurs concernés pour trouver des solutions face à cette situation d’interdiction de la production et de la commercialisation des plastiques à usage unique qui doit rentrer en vigueur le dimanche 20 Septembre 2026, qui marquera donc un consensus sur le décret du 21 Septembre 2024.
Ibrahima Sory Condé, Assistant du Président de l’Union des Producteurs d’Eaux Minérales de Guinée (UPEMGUI).
