Massacre du 28 septembre 2009 : l’AFFV remercie le général Mamadi Doumbouya pour la grâce accordée à Dadis Camara

L’Association des Familles des Disparus du 28 septembre 2009 (AFADIS) et l’Association des Femmes et Filles Violées du 28 septembre 2009 (AFFV) ont conjointement animé, ce mardi 7 octobre, une conférence de presse pour faire le point sur l’avancement du dossier d’indemnisation des victimes des massacres du 28 septembre 2009.

Alors que certaines associations de victimes condamnent la libération du capitaine Moussa Dadis Camara, l’AFFV, elle, remercie le général Mamadi Doumbouya pour la grâce présidentielle accordée à l’ancien chef de la junte. « J’ai été victime. Votre geste est une marque de reconnaissance et de solidarité envers les personnes ayant subi des préjudices. Je suis particulièrement touchée par votre engagement à rendre justice et à apporter réparation aux victimes, toutes catégories confondues.Votre leadership et votre détermination à relever les défis de notre pays sont une source d’espoir pour nous tous. Je voudrais également vous exprimer notre gratitude pour la grâce accordée à l’ancien président de la transition, le capitaine Moussa Dadis Camara. Cet acte de clémence est un signe de votre volonté de promouvoir la réconciliation et la paix dans notre chère Guinée, unie et prospère. », déclare Amie Diop, présidente de ladite association.

De son côté, l’Association des Familles des Disparus du 28 septembre 2009 (AFADIS), par la voix de son coordonnateur, a exprimé sa vive inquiétude face à la récente libération de M. Moussa Dadis Camara, condamné pour crimes contre l’humanité : « Cette décision intervient alors que plusieurs parties au procès, y compris sa propre défense, ont interjeté appel. Cette libération, incomprise par de nombreuses victimes, ravive les blessures et soulève de sérieuses préoccupations en matière de sécurité et de risques de représailles à l’encontre des victimes et de leurs familles. »

Par la même occasion, l’AFADIS appel la justice guinéenne à parachever ce chantier historique, afin que toutes les victimes bénéficient de leurs droit a la justice, l’indemnisation et la garantie de non-répétition, qui sont les fondements de la paix, du développement durable et de la cohésion sociale. « C’est dans cet esprit que nous lançons un appel pressant pour l’indemnisation effective de toutes les victimes, conformément au délibéré du 31 juillet 2024. Si certains ont déjà commencé à recevoir leurs indemnisations, des dizaines de victimes attendent encore. Ce retard suscite de la frustration et une incompréhension légitime. » lance Mamadou Bailo Bah

MY